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19/03/2015

Le poète Porfirio Mamani-Macedo

Porfirio Mamani-Macedo est né à Arequipa (Pérou) en 1963. Chargé de cours à la Sorbonne nouvelle, c'est un plaisir que de l'accueillir aujourd'hui sur le blog, en vous donnant à lire un de ses poèmes en prose extrait de Amor en la palabra / Amour dans la parole, paru chez Edintinter en octobre 2013. Max Alhau a traduit ce livre ; livre qui sera chroniqué dans le prochain Diérèse, dans la rubrique "Bonnes feuilles", par Jean-Louis Bernard

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Te espero en la montaña de mi alma, para estar contigo y mirar desde aquí el universo. No habrá entonces soledad ni olvido en tus manos ni en tus ojos. Mira la hierba de los campos, mira cómo brotan las hojas y las flores incesantes en el tiempo y la distancia. Entonces brilla el sol sobre la hierba y los prados y tú estás conmigo en este viaje. Sentémonos en el limbo de la noche para ver las estrellas y la luna, para sentir el frescor del aire de la tarde. Me gusta cuando ríes, cuando me bablas y me cantas. No habrá otros tiempos ni otras soledades. Hoy sembramos los sueños que deseamos que florezcan. Te sentiré en mi piel cuando la brisa sople mis desordenados pelos. 

                                                       Porfirio Mamani-Macedo

Je t'attends dans la montagne de mon âme pour être avec toi et contempler de là l'univers. Il n'y aura alors ni solitude ni oubli dans tes mains et dans tes yeux. Regarde l'herbe des champs, regarde comme éclosent les feuilles et les fleurs incessantes dans le temps et la distance. Alors le soleil brille sur l'herbe et les prés et tu es avec moi durant ce voyage. Asseyons-nous au bord de la nuit pour voir les étoiles et la lune, pour sentir la fraîcheur de l'air l'après-midi. J'aime quand tu ris, quand tu me parles et chantes pour moi. Il n'y aura pas d'autres temps ni d'autres solitudes. Aujourd'hui nous semons les rêves que nous désirons voir fleurir. Je t'éprouverai sur ma peau quand la brise soufflera dans mes cheveux ébouriffés.

                                                       traduction de Max Alhau

11:15 Publié dans Artaud | Lien permanent | Commentaires (0)

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