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18/01/2018

Le harcèlement

Bonjour à toutes et à tous,

Vous êtes plusieurs à me demander de me prononcer sur ce "phénomène", qui a généré une tribune et une contre-tribune dans Le Monde puis un retour de flamme dans Libération, via certaines personnalités qui en ont profité pour occuper l'avant-scène, publicité oblige.

Vous me connaissez, je ne pratique pas la langue de bois et je dis ce que je pense, quitte à déplaire. De quoi parlons-nous d'abord ? De "harcèlement sexuel", une pratique assez répandue bien que jusqu'à présent inavouée/able (ce qui ne la légitime en aucun cas) dans le monde de l'entreprise, du cinéma... dans les transports en commun et tutti quanti. Soit. Reconnaître et défendre les droits des femmes est un impératif dans nos sociétés. Sanctionner sans faillir les incivilités en général dans le métropolitain par exemple, où aux heures de pointe l'animalité humaine bat son plein est une nécessité. La loi du plus fort ne doit pas être la règle. De même, le chantage professionnel, lorsqu'il est avéré, relève ni plus ni moins du pénal. Par parenthèse, les conditions indignes dans lesquelles les populations sont transportées sur leur lieu de travail dans les grandes métropoles est un problème en soi...

L'éducation comme réponse : bien entendu. Encore faudrait-il que l'on enseigne dès l'enfance puis aux adolescents les règles de savoir-vivre, que les enseignants et les parents agissent de concert. Est-ce que c'est le cas ? J'ai de gros doutes. A savoir que l'effet de masse a un effet dévastateur. Un groupe de dérangés aura plus d'impact direct qu'un individu dans sa sphère auto-normée. Les féministes n'apportent pas grand chose au débat, elles ne font que récupérer ce qui apporte de l'eau à leur moulin, dans la posture du hérisson. Dominant/dominé : c'est la dialectique typiquement camusienne, qui nous regarde tous, dans tous les compartiments de la société. Il n'existe pas de société idyllique.

Point de vigilance : on constate des dérivés dans le domaine des arts en général, où l'on en viendrait à interdire par-ci par-là certains artistes, où un certain Balthus dans ses toiles flirterait avec la pédophilie, et serait à bannir de nos cimaises, où il faudrait réécrire la fin de Carmen, etc, etc... Quel rapport avec le harcèlement ?, poser la question, c'est déjà y répondre. Cette dérive fondamentaliste est dangereuse. Elle est le reflet d'un degré d'inculture alarmant qui voisine avec un populisme ambiant jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Nous en sommes là. Ne laissons pas une nouvelle guerre des sexes polluer le débat, sous des couvertures de bien-pensance. Amitiés partagées, Daniel Martinez

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