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05/05/2018

Le prix Nobel 2018, mon billet d'humeur.

Bonjour à toutes et à tous,
Vous avez eu vent - comme votre serviteur - que le 4 mai à 9h00, un communiqué de presse apprenait aux membres non démissionnaires du prestigieux jury que le prix Nobel 2018, qui aurait été décerné fin octobre, serait reporté à l'année prochaine. Il s'agit maintenant, de trouver des remplaçants aux démissionnaires pour qu'au moins onze membres puissent à nouveau siéger et décerner ledit prix en 2019...

Soit. Quelle en est la cause principale ? Jean-Claude Arnault, le mari d'une académicienne, s'est révélé être un violeur doublé d'un harceleur. Dix-huit femmes ont porté plainte (ce qui correspond au nombre des sages, au total, bref). De surcroît, on découvre que l'académie versait de généreuses subventions à J.-C. A. : un mauvais ragoût, qui ne touche pas que la Suède, loin s'en faut... Un audit est en cours.

En résumé, ce directeur d'un lieu d'expositions culturelles relève bien évidemment du pénal et doit être traité sans passe-droits. A suivre donc. Mais quid de son épouse académicienne, membre du jury ? Est-elle solidairement responsable des agissements condamnables de son époux et dans ce cas ceci ferait jurisprudence. Pour ne pas dire plus simplement que ce serait une remise en cause d'un des principes de notre droit. Comment imaginer cette dame favorisant les agissements de son obsédé de mari ?

Autre question. On découvre tout cela en novembre 2017, juste après l'attribution du Nobel de littérature à un chanteur-auteur-compositeur (...), c'est donc en plein mouvement #metoo que les plaintes ont été déposées. Dans un sens tant mieux, si ce mouvement a réveillé les consciences féminines. Enfin ! Pourquoi ne pas se pencher de même sur les violences qu'elles subissent parfois, les femmes, à l'intérieur du couple même ? On risquerait d'avoir des surprises et d'écorner tout à la fois l'image du bonus pater familias.

Au juste, où pourrait-on s'arrêter ? Car le monde du travail qui surfe sur la précarisation croissante des salariés n'est pas de reste dans le domaine. Redistribuer les cartes de l'économie "libérale autoritaire", comme l'on qualifie modestement la politique de l'actuel locataire de l’Élysée... Hum, vous dites ? Comme dans le domaine écologique (7 millions de personnes meurent chaque année du fait de la pollution de l'air), on nous rétorquera qu'il convient de ménager la chèvre et le chou. En somme : condamner le plus criant (le milieu du cinéma s'y prête à merveille) et inviter les médias à s'en faire l'écho d'une seule voix. Dans le rôle de l'avocat du diable : "ce sont des artistes, dans leur esprit ils s'imaginent au-dessus des lois, donnons-leur la leçon qu'ils méritent".

Et surtout, ne touchez pas à quelques autres institutions littéraires de renom. Ce n'est pas mon amie romancière qui en a fait les frais (dont je tairais le nom, pardonnez-moi) qui me contredirait. Toucher au Nobel aura valeur d'exemple ! Oui, passez, manants, il n'y a plus rien à voir !

Amitiés partagées, Daniel Martinez

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