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20/10/2019

De l'apparence

Au pied de l'aveugle cloison où se résout la ronde des étoiles, amies du diamant et de la lampe, le scintillement figé de leur dernière image va disparaissant dessous les limbes du matin. Dans l'immobilité des choses, écoute respirer la vigne vierge grimpant sur les volets entrouverts. Là, le jardin d'autrefois se déclare, il a tes yeux, il a ta voix, dans le même mouvement se donne et s'éloigne, se dessine et nous dessaisit. Sur quel envers ou quel bord invisible ?
Des ombres passent, et c'est encore cette sensation d'une parole qui ne serait pas la tienne, empreintes des syllabes longues de l'espace. Il est un faisceau qui les rassemblera : une main de neige, confondue aux lacis de l'écriture.
Devant la gravure d'une belle exilée, qui dans le mouvement du rideau fait signe. Dans la pièce où s'insinue, graduellement, l'écho d'une voix, prise dans la spirale d'une conque, tout contre l'oreille attentive.
Avec toujours l'impression de gravir un escalier sans fin, le sable aux pieds, encore tachés de mer. Dans un arrière-pays du regard, une brise fine rehausse l'ombellifère.

L'un à l'autre lisibles à cette heure, percent le dedans et le dehors.


Daniel Martinez

 

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