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07/11/2016

"Le dernier livre des enfants", Ariane Dreyfus, éd. Flammarion

Vient de paraître le sixième opus d'Ariane Dreyfus paru aux éditions Poésie/Flammarion "Le dernier livre des enfants", dont voici un extrait :

VALERIE LINDER.jpg
Dessin de Valérie Linder, en première de couverture

* *

 

J’écris parce que je vais disparaître

C’était là,
Ma fille assise dans l’escalier, je la regarde entre les barreaux
Ne bouge pas
J’aime continuer

L’importance de se regarder
Sans doute
Le visage en veut un autre

Les tout petits, ne plus rien dire

Ainsi la nuit si j’entends le chat manger enfin,
Lui si maigre, je sais qu’il bouge son menton aux os fins
Il a besoin de manger, nous oubliant
Pendant que la nourriture craque entre ses dents

Les craquements, si on voulait, on saurait où c’est
Passer entre les barreaux, les frôler
Sans se faire peur
Surtout quand un animal tourne sa tête, hésite,
Puis retourne à son bol où il reste de la solitude


                                               Ariane Dreyfus

10:39 Publié dans Auteurs | Lien permanent | Commentaires (0)

06/11/2016

"Plusieurs vols d'étourneaux", de Bertrand Degott aux éd. Les Deux-Siciles

DEGOTT 1.jpg

 

DEGOTT 2.jpg

Bertrand Degott

 

A l'enseigne des Deux-Siciles, a paru il y a juste treize ans (en juin 2003) Plusieurs vols d'étourneaux, de Bertrand Degott. Un livre imprimé par mes soins à 40 exemplaires, dont voici deux pages entre toutes.
Après la publication chez Gallimard de Éboulements et taillis (1996) et Le Vent dans la brèche (1998) ; avant Battant (La Table ronde, 2006), À chaque pas (L’Arrière-Pays, 2008) — et une « mise en vers français » des Sonnets de Shakespeare (La Table ronde, 2007). E la nave va... comme l'écrivait Guiseppe Ungaretti.

04/11/2016

Moirures I

                                                                     04-11-2016

I


    Lettre à lettre murmurant
            les cirres du lierre sur la façade
    l'enveloppe de la pensée (la sébile
    des orpailleurs) lorsque la tête de côté
    sur la toile tendue        azur et safran
    au cœur de la rose une goutte d'encre noire
    persiste
                 la seule urgence
                 de l'y maintenir
    signe Diane        le prénom qui m'est chair
    autant qu'esprit
                 passeur et passage
    là où se dessine sans façon
    ce lieu non défini        le silence
                               des confins


                                Daniel Martinez

14:30 Publié dans Moirures | Lien permanent | Commentaires (3)