
Cette missive du 6 juin 1960, inédite, que Roger Bissière envoie à son confrère : Mon cher Friedlander : quelques lignes pour vous dire ce que je n'ai pas pu vous dire tant mon départ a été précipité par l'orage. Je voudrais pourtant que vous sachiez combien j'ai été touché par les gravures que vous m'avez montrées. Peu de choses dans la peinture actuelle m'ont procuré la même émotion. Il y a dans tout ce que vous faites indépendamment de la qualité plastique, un pouvoir d'émotion et de suggestion infiniment rare et qui pour moi a une importance très grande car...