
Sonnet du pays nocturne Dans ce grand mouvement d'automne où j'entre avec Ma force neuve, à peine est-ce d'un corps durable Et trop la nuit me hante encore mesurable Si morte la mémoire et le cœur mis à sec. Offrande du soleil que vient trouer le bec De l'oiseau déchiré, sois la part séparable Et le partage fait d'un coin de terre arable Où moisit la moisson dans l'oubli d'un échec. Chaque mot d'être dit limite la lumière A l'espace brutal de la mort coutumière ...