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14/11/2016

Lecture et signature du "Temps des yeux"

Ce week-end des 12 et 13 novembre, votre serviteur a signé son dernier opus paru aux éditions Le Lavoir Saint-Martin : "Le Temps des yeux".
Merci à toutes celles et à ceux qui ont fait le déplacement à la Halle des Blancs-Manteaux où se tenait le salon de l'Autre livre.
Une lecture d'extraits du livre, par Robert Birou, le dimanche à midi, a accompagné cette signature.
Amitiés partagées, Daniel Martinez

09/11/2016

La fin d'un monde

L'élection de ce drôle de bonhomme aux États-Unis ("unis" encore pour combien de temps ?) consacre si j'ose dire la mainmise de l'argent sur toutes les valeurs qui nous sont chères en Europe, dont celle de culture que je place au plus haut point. Mon aïeul paternel, autodidacte de souche paysanne et qui me lisait, enfant, les Fables de La Fontaine disait : "Donne du pouvoir à un âne, il se prendra pour un cheval".

Nous sommes, outre-Atlantique, dans ce cas de figure. Sauf que sa capacité à nuire, à ce mustang - car j'ai tout de même du respect pour les chevaux, n'ayant pris un jour, en tout et pour tout et par ma faute, qu'un coup de sabot dans les tibias - est encore largement sous-estimée et va peser non seulement sur l'économie de cette Fédération mais sur le lien fédératif lui-même. Les crises migratoires que nous vivons déjà en les gérant plutôt mal que bien vont aller s'amplifiant.

Nous sommes pris en tenaille entre un populisme poutinien à prétention communiste (dont le héraut brandit à présent l'arme nucléaire, Satan 2, qui pourrait annihiler la France ou le Texas en quelques minutes seulement), et un populisme libéral aux fondements racistes, sexistes et ségrégationnistes. Ita est.

                                                                        Daniel Martinez

 

15/10/2016

Le "brave" Bob Dylan

Vous me pressez de questions autour du dernier prix Nobel de littérature accordé à un chanteur, Bob Dylan, qui le refuse dans la foulée : précisément, pour savoir ce que j'en pense. Comme pour un Michel Onfray dont j'ai en temps utile souligné le retournement de veste préoccupant, je me refuserai à la langue de bois en vous disant qu'il suffit de se reporter aux statuts du fameux jury pour comprendre que l'attitude du lauréat est celle d'un faiseur. A savoir : "La méthode suédoise est immuable : en février, l’Académie établit une liste de toutes les candidatures qui lui ont été soumises. En mai, elle réduit cette liste à cinq noms. Ensuite, les membres du jury disposent de tout l’été pour plancher sur les auteurs choisis. Puis au début d’octobre sonne l’heure de la consécration."

Vous savez comme moi lire le français : le jury ne fait son choix qu'à partir de candidatures déposées à la bonne adresse et en temps utile. Imaginer que Bob Dylan n'ait pas été au courant de la chose relève de la science-fiction. Dans le même registre, que penser d'un grand bourgeois comme Jean-Paul Sartre refusant le même prix et de ses motifs réels ? Avec le recul du temps, n'espérait-il pas que la publicité induite serait supérieure à celle de l'acceptation du Prix ? Car, à bien lire son oeuvre, romanesque en particulier, germanopratine à l'excès, un roman comme "Le pain noir" d'un Louis Guilloux est infiniment mieux construit que la trilogie du parisien, où le lecteur lambda s'ennuie sans trop le dire ; ou que sa "Nausée" (qui peut prêter à sourire aujourd'hui)...

Je crois donc qu'il faut laisser Monsieur Dylan à son harmonica et à ses guitares et le considérer pour ce qu'il est en fait : un has been - qui, me concernant m'a beaucoup moins fait rêver que Neil Young. 

Mes amitiés partagées. A demain pour un sujet plus sérieux : le sommaire du prochain Diérèse. Restez attentifs je vous prie, Daniel Martinez...................................................