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21/02/2017

Moirures VII

21/2/17

VII

Sur les tommettes un voile de pollen jaune pâle
la buée du passé
                           nous aurons davantage
sur la vitre un lait bleu coagule
à peine évoquée l'image
                           muée en modulation
celle du merle devant
la blessure du cerisier d'où s'échappe
une gomme translucide roussâtre
                           la moire des mots
une larme enchâssée une infime brèche dans la frondaison
             dans l'amande des yeux
perce la fine cire de la pensée        où butine
                                            l'irisant
la courte flamme des épis mûrs
douceur de l'air             lumière d'ici-bas
               le premier éclat des choses
en somme

                                               Daniel Martinez

19:23 Publié dans Moirures | Lien permanent | Commentaires (0)

06/02/2017

Moirures VI

6-02-2017

VI


Il n'y a plus de nuit dans la nuit

                 franchissant les anneaux d'une onde
dont le centre a disparu      
                 dans le suspens des sons

un carrosse étincelant galope quelque part
à peine si l'on touche maintenant                  tout juste audible
une note                                 ou un accord
peut-être un accord de passage
                                              ou une appogiature

et                    sous un grand pan de ciel opalescent
où je me suis ébattu
l'air se fait plus fluide              il emporte
des nuances infinies et presque imaginaires
                 d'un camaïeu d'argent et d'indigo
                                        sur les pierres effacées se pose
Il n'y a plus de nuit dans la nuit


                                             Daniel Martinez

17:20 Publié dans Moirures | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2017

Moirures VI

29-01-2017

VI


En sais-je rien toujours
de cet enchaînement des sensations au-delà
         de l'ombre verte et des tremblements plus clairs     
seule la gouttière crisse encore

         des griffes de l'oiseau
un biset égaré porte dans son oeil
le simple dessin des maisons
ah la serpe de l'eau avec le redoux

                             réinvente les harmonies de la pierre
ourlée des gestes silencieux
des lundis matins d'hiver
recompose un endroit du temps
       où  devrait arriver le monde
                              de la langue à la longue
blonde pâle bue sur la terrasse
avec le corps précaire des mots-visages
comme les nuages de la pensée
                 l'identité bascule
juste au-dessus de la haie mauve
dans l'étincellement du miroir


                                             Daniel Martinez

18:47 Publié dans Moirures | Lien permanent | Commentaires (0)