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22/04/2018

Un poème inédit de René Char

Ce que vous ne retrouverez pas dans La Pléiade, et pour cause, mais qui a été publié in Diérèse !...
Bon dimanche et à bientôt.

J'avance dans la maquette du numéro 73.
Amitiés partagées,
Daniel Martinez

 


     Il se prédit des lentes algues dans mon sang
     La méduse échoue sur mes plages
     et se dissout
     au nom de la parole

 

René Char

(Poème autographe sur une page in-4)

27/03/2018

Les deux numéros de Diérèse en hommage à Thierry Metz

Vous le saviez déjà, ces deux fameux numéros (52/53 et 56) ont été orchestrés par Isabelle Lévesque et moi-même, du travail et du temps consacrés à leur sortie. Le second est épuisé et ne sera sans doute pas réimprimé. Il reste du premier, en couverture, cette photographie de Thierry jeune, dix-huit ans à peine, l'âge où tous les espoirs sont permis. Jérôme Garcin, du Nouvel Obs, a rendu compte dans cet hebdomadaire du numéro 52/53, en réussissant le tour de force de ne jamais citer quels en furent les maîtres-d’œuvre.

Choix tout arbitraire que le mien dans mon blog, de vous donner à lire quelques textes extraits des deux exemplaires de la revue, j'ai nommé Sophie Avon, Didier Periz et Jean-Pierre Chambon. Vous ne les trouverez nulle part ailleurs reproduits, ces textes, et certainement pas dans les livres sortis ces derniers temps, où l'œuvre (à peu près) complète de Thierry Metz a été colligée. Travail de forçat, car répartie aux quatre vents.

Il s'agissait, dans Diérèse, de n'en pas rester au contenu brut de décoffrage, sec comme de l'amadou, mais plutôt de faire participer celles et ceux qui ont interagi dans la conception et le rendu de l’œuvre en cours (éditeurs en premier lieu, mais pas seulement, citons Jacques Ancet ou Xavier Bordes par exemple). Un seul refus à signaler : celui de Jacques Brémond, au travers d'une correspondance qu'il jugeait trop intime sans doute pour être publiée, nous l'avons regretté, certes. Ita est.

C'est une tendance d'ailleurs, dans le monde de l'édition, de vouloir détacher l’œuvre de son contexte, comme si elle naissait ex nihilo ! Seule la collection La Pléiade s'attache à situer et replacer l'écriture dans son histoire, c'est heureux. Voilà, je m'arrête là. Je vous parlerai très bientôt de Christian Bobin, qui avait participé au n°52/53 (toujours disponible) dans son dernier opus paru, sur lequel la critique risque de se montrer peu bavarde : Le Plâtrier siffleur.

Amitiés partagées, Daniel Martinez

28/02/2018

La lente dérive du "petit luminaire"

"Je vous le répète, la distance de la Terre à son satellite est réellement peu importante et indigne de préoccuper un esprit sérieux. Je ne crois pas trop m'avancer en disant qu'on établira prochainement des trains de projectiles, dans lesquels se fera commodément le voyage de la Terre à la Lune." N'en déplaise à Jules Verne qui, en 1865, met ces propos optimistes dans la bouche d'un des héros du roman De la Terre à la Lune, n'en déplaise à Cyrano de Bergerac qui, deux siècles plus tôt, voulait se couvrir de rosée pour que la force actionnant les marées océaniques l'emporte vers la planète sélénite, n'en déplaise à Edgar Poe qui envoyait Hans Pfaall conquérir la Lune en ballon, les charters pour notre satellite n'ont pas encore été institués.

La faute à l'attraction terrestre, mais aussi, quoi qu'en dise Jules Verne, à la distance qui nous sépare de ce qui est nommé, dans la Genèse, le "petit luminaire", celui qui, par comparaison avec le "grand luminaire" - le Soleil -, préside aux nuits : 384 400 kilomètres en moyenne. En moyenne seulement, car les attractions conjuguées du Soleil et de notre planète pas vraiment ronde - sans compter celles des autres planètes - déforment sans cesse l'ellipse théorique que devrait emprunter la Lune si la Terre et elle étaient seules au monde. Au périgée, la planète sélénite se trouve à 358 842 km de la Terre ; elle peut s'en éloigner jusqu'à 405 758 km.

Inexorablement, le couple que forment la Terre et son satellite se distend. La friction des océans sur le fond, due aux incessants mouvements de marée, se traduit par un ralentissement de la rotation terrestre et une augmentation de la durée du jour d'environ 30 secondes par... siècle. "L'effet de ce ralentissement est transmis au moment cinétique de l'orbite lunaire", écrivent Nathalie Cabrol et Edmond Grin dans le "Que sais-je ?" consacré au sujet (P.U.F. n°875). En clair, notre satellite s'éloigne de 3 centimètres par an."