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28/02/2018

La lente dérive du "petit luminaire"

"Je vous le répète, la distance de la Terre à son satellite est réellement peu importante et indigne de préoccuper un esprit sérieux. Je ne crois pas trop m'avancer en disant qu'on établira prochainement des trains de projectiles, dans lesquels se fera commodément le voyage de la Terre à la Lune." N'en déplaise à Jules Verne qui, en 1865, met ces propos optimistes dans la bouche d'un des héros du roman De la Terre à la Lune, n'en déplaise à Cyrano de Bergerac qui, deux siècles plus tôt, voulait se couvrir de rosée pour que la force actionnant les marées océaniques l'emporte vers la planète sélénite, n'en déplaise à Edgar Poe qui envoyait Hans Pfaall conquérir la Lune en ballon, les charters pour notre satellite n'ont pas encore été institués.

La faute à l'attraction terrestre, mais aussi, quoi qu'en dise Jules Verne, à la distance qui nous sépare de ce qui est nommé, dans la Genèse, le "petit luminaire", celui qui, par comparaison avec le "grand luminaire" - le Soleil -, préside aux nuits : 384 400 kilomètres en moyenne. En moyenne seulement, car les attractions conjuguées du Soleil et de notre planète pas vraiment ronde - sans compter celles des autres planètes - déforment sans cesse l'ellipse théorique que devrait emprunter la Lune si la Terre et elle étaient seules au monde. Au périgée, la planète sélénite se trouve à 358 842 km de la Terre ; elle peut s'en éloigner jusqu'à 405 758 km.

Inexorablement, le couple que forment la Terre et son satellite se distend. La friction des océans sur le fond, due aux incessants mouvements de marée, se traduit par un ralentissement de la rotation terrestre et une augmentation de la durée du jour d'environ 30 secondes par... siècle. "L'effet de ce ralentissement est transmis au moment cinétique de l'orbite lunaire", écrivent Nathalie Cabrol et Edmond Grin dans le "Que sais-je ?" consacré au sujet (P.U.F. n°875). En clair, notre satellite s'éloigne de 3 centimètres par an."

25/02/2018

Porte d'Ivry ce dimanche, à Paris

La déesse bouddha : Guanyin, dans l'attente de dons

 

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24/12/2017

Belles fêtes à toutes et à tous

Qu'en ce jour pas comme les autres, sous de fins fenêtrages ou de larges fenestrelles s'ouvrant sur un portillon de cristal, la nuit, riche d'une sève nouvelle ne semble pas la nuit mais ouvre sur la Préciosité idéelle toute faite de songes pour entraîner l'imagination bien au-delà de sa Forme. Comme à Lahore, dans le jardin moghol, creusées dans un mur, quatre-vingt dix-neuf bougies la nuit se reflètent naturellement dans une cascade d'eau sereine, protégées qu'elles sont par une sorte d'écrin perforé : image de la grâce raffinée et mystérieuse, à vous dédiée. Amitiés partagées, Daniel Martinez