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17/08/2017

Que dire de la beauté, quand nous n'en sommes que le vecteur ?

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Un ébéniste à la retraite vient de terminer la fabrication d'un modèle de 2 CV Citroën en bois fruitier de Touraine, un véhicule grandeur nature unique au monde, équipé pour prendre la route, qui s'apprête à passer son premier contrôle technique. La barbe jaunie par la cigarette, Michel Robillard époussète les copeaux prisonniers dans les mailles de son pull. Son regard bleu acier s'illumine lorsqu'il touche le bois poncé avec délicatesse de ses maquettes.

Ce titulaire d'un CAP de menuisier en bâtiment depuis l'âge de 14 ans, est passé des maquettes à la taille réelle avec un rêve: faire une voiture en bois à l'échelle 1 qui puisse rouler.Il s'est lancé ce défi en 2011. Six ans plus tard, il réalise son rêve le plus fou, une pièce unique au monde, la reproduction d'une 2 CV de 1953 équipée pour prendre la route cet été. L'œuvre d'art a nécessité plusieurs essences de bois : du poirier pour l'ossature, du pommier pour le capot, du noyer pour les ailes et le volant, du merisier pour les portes et le coffre, de l'orme subéreux pour le tableau de bord.

"Les 22 ondulations du capot ont été faites dans la masse du bois. Et les finitions peaufinées aux ciseaux à bois et au papier de verre", précise Michel Robillard. L'automobile possède une mécanique d'origine."J'ai travaillé sur un châssis de Diane 6 de 1966 et un moteur de 3 CV car le bois est plus lourd que la carrosserie originale. Je l'ai isolé sous le capot en mettant une protection thermique", explique-t-il.

12/01/2017

Les monts Huangshan (Chine)

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Un sentier pour le moins escarpé !

15/11/2016

"Les Enchantements de Prudence" de Hortense Allart, Paris, Michel Lévy frères, 1873

Envie d'aller voir, dans le cinquième parisien, à l'angle du boulevard de l'Hôpital et de la rue Buffon, si le restaurant Arc-en-ciel n'est pas tombé en poussière, ce restaurant où allaient déjeuner Chateaubriand et sa dernière conquête, la jeune Hortense Allart, quarante ans de moins que lui, après s'être promenés dans les allées désertes du Jardin des Plantes, alors Jardin du Roi. Ils avaient au premier étage une petite pièce à eux s'ouvrant sur la campagne. DM

Comme elle le raconte dans son roman autobiographique, Les Enchantements de Prudence, après être revenu longuement sur son grand âge, l'approche de la mort et la fin de tout ici-bas, "il demandait du vin de Champagne pour animer, disait-il, ma froideur : je lui chantais alors quelques chansons de Béranger, Mon âme, la Bonne Vieille, Le Dieu des bonnes gens... Touché, il revenait sur lui-même, disait qu'il eût aimé être poète.
Ces chansons le sortaient de sa mélancolie, éveillaient son génie, le jetaient dans un état exalté, triste et doux... Plus amoureux, plus vif, il me disait que je lui donnais les plaisirs les plus charmants, m'appelait séductrice... et dans cet endroit solitaire, il faisait tout ce qu'il voulait".

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