241158

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/02/2017

La préparation du numéro 70 de Diérèse

Bonjour à toutes et à tous,

je ne puis donner une liste exhaustive de tous les intervenants du prochain Diérèse qui sortira donc début juin 2017 et me contenterai pour aujourd'hui de vous donner le nom de ceux qui n'ont pas été encore cités comme Nuno Júdice, Jean-Louis Bernard, Etienne Ruhaud, Jacques Coly, Jean-François Sené, Jean-Paul Bota, Stéphane Bernard...

Sans oublier bien sûr les critiques de la revue, que je tiens en estime comme chacun sait (n'ayant pas encore en mains toutes les contributions). A bientôt.

Amitiés partagées,
Daniel Martinez

16/02/2017

Philippe Monneveux nous présentera la poésie amazonnienne in Diérèse 70

Poésie orale amazonienne


Les traditions orales des peuples autochtones constituent le premier moment de la création poétique de l’Amazonie. Cette poésie est anonyme et principalement chantée sous forme d’icaros, incantations utilisées dans les cérémonies, mais peut aussi évoquer des sentiments de la vie quotidienne, comme dans le cas de cette invitation à la fête du peuple shipibo : réunissons-nous tous/pour boire notre masato /et chanter nos vies /quant à nos peines et nos souffrances, oublions-les un instant. La littérature officielle, influencée par l´Europe, ne sut malheureusement pas valoriser l’apport esthétique de la littérature orale indigène de l’Amazonie et il n’y eut pendant longtemps guère d’échange entre elles, mais plutôt prédominance de la première sur la seconde. La poésie orale des peuples natifs a réussi toutefois à maintenir jusqu’à nos jours une remarquable vitalité. Une partie de cette production, en particulier celle des aguarunas et huambisas, a été collectée et transcrite à l’espagnol par José Luis Jordana Laguna (Mitos e historias aguarunas de la selva del Alto Marañón/Mythes et histoires aguarunas de la forêt du Haut Marañón, 1974), José María Guallart Martínez (Poesía lírica aguaruna/Poésie lyrique aguaruna, 1974) et Manuel García-Rendueles Fernandez (Yaunchuk, universo mítico de los huambisas/Yaunchuk, univers mythique des huambisas, 1994).

Débuts de la poésie écrite: «les premiers bardes de l’Amazone»

Le Canto al Amazonas/Chant à l’Amazone (1868) est considéré comme le premier recueil de poésie écrit en Amazonie. Son auteur, Juan Fabriciano Hernández Bustamante, né à Chachapoyas en 1844, étudie à Lima puis, de retour en Amazonie, participe à l’extraction d’or. Il meurt noyé dans le fleuve Marañon en 1890.
En 1879 commence «l’ère du caoutchouc »: les caucheros envahissent la forêt pour développer sa production et soumettent les populations locales au travail forcé. Cette situation va toutefois susciter une certaine curiosité pour la nature amazonienne, et plus tardivement un intérêt pour les populations qui y vivent, leur culture et leur histoire, qui va donner lieu à une littérature «costumbriste 15 », s’exprimant dans un style romantique ou néoromantique, puis moderniste. Carlos Germán Amezaga (1862-1906) publie en 1890 Al Brasil o canto al Amazonas/Au Brésil ou chant à l’Amazone), un hommage au premier anniversaire de l’établissement de la république dans ce pays, mais aussi à la majestueuse beauté des fleuves amazoniens. Miguel Abraham Rojas Mesía (1862-1949) donne dans son sonnet Al Marañón une version lyrique de la mort du poète Juan Fabriciano Hernàndez qui est aussi une réflexion sur la destinée humaine. Felipe Ramon Documet Silva, né à Moyobamba en 1892, passe l’essentiel de sa vie à enseigner à Lima où il travaille comme journaliste sous le pseudonyme de Fradoc. Son chant lyrique moderniste fait référence à la nature et aux mythes de l’Amazonie. Manuel Pasion Zegarra, né en 1893, mène une vie de bohème à Iquitos. Il est l’auteur du poème  lyrique A orillas del Amazonas/Sur les rives de l’Amazone...

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


                                                                 Philippe Monneveux

Patrice Repusseau sera présent in Diérèse 70

caisse de résonance

 
la flamme du violon me brûlait la poitrine
elle attisait le feu dedans
si vif en moi de toute éternité
et qui se réveillait par sympathie
au premier coup d'archet
 
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 
                                                                Patrice Repusseau