241158

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/08/2019

Su Shi (1037-1101), poète, peintre et calligraphe chinois, dynastie Song du Nord

Le Poète vagabond a creusé les nuages
et chassé les Dieux en un cri de tonnerre.
Les gibbons ont enjambé les terrasses du ciel.

La pluie lave le Lou Chan*
et le corps de la nuit.

Les eaux du torrent ont élaboré une cosmogonie
où tourbillonnent les statuettes de pierre.
S'y consument les âmes.

Immortel dans l'ivresse, il calligraphie les cieux,
Su Shi,
et la lune et les vents.


Paul Lemuel Cabanel
in De la nue, apparus
chez l'auteur, 2017

_____

* un des lieux célèbres depuis l'Antiquité, visité des lettrés.

 

SHI TAO BLOG.jpg

07:37 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

23/08/2019

Li Qingzhao (1084-1151)

LA FLEUR DE PRUNIER


Tous les ans, venu le temps de neige
Je me laissais enivrer par la fleur de prunier
posée sur mes cheveux
Aux quatre vents je lançais ses pétales
Mes larmes mouillaient ma robe
Cette année, au bout du monde
J’ai les cheveux grisonnants
Le vent souffle fort ce soir
Je ne sais si la fleur de prunier tiendra bon

Li Qingzhao

 

BLOG HIVER.jpg

07:59 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

02/08/2019

Pierre Dhainaut

Un fidèle de Diérèse, Prix Apollinaire 2016, Pierre Dhainaut, dont voici un poème, publié dans le numéro 64 de la revue. Belle journée à tous. Amitiés partagées, Daniel Martinez

BLOG DHAINAUT 2.jpg

L'ERRE DU TEMPS

 

      Les forêts, les falaises, le monde était le même,

      l'essor, quand tu croyais en ces mots-là :

      voir comme entendre, la clameur grandissait

      au large au sein des feuilles. Mais le pas

      qui rejoint, tu t'es bien gardé de le faire.

      Les dons du vent, tu les as épuisés.

      En cette chambre où la respiration retombe,

      quelle parole accomplirait l'espoir du premier jour ?

      A défaut de la dire, tu évoqueras un visage

      juste avant que la mort ne le saisisse,

      seul il invente, serait-il silencieux,

      ce qui confie la terre à tous les vents et l'ouvre

      à la passion d'acquiescer, de comprendre.

 

Pierre Dhainaut

08:39 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)