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15/02/2019

Une (autre) page de mon dernier livre pauvre

Si froides les feuilles
contre tes joues
des visages
raturés
montent
lacis de vibrations
graphiées
ou
sismographiées
elles faufilent
l'indocile essaim
dans la clarté
du jour
intérieur
une source
lactée
sous les paupières
à l'impériale splendeur
le "Portrait de Rose-Adélaïde"*
paru dessous
l'alphabet incohérent
du monde
Seurat
aux trousses
des voleurs d'utopie
ses yeux te
fixent

où l'éther
inscrit son filet
arachnéen
rumeur ruisselante
de ces instants
comme poussière
au soleil


DM


* Le fameux "Portrait de Rose-Adélaïde" est visible au Musée d'Orsay, peint par Degas en 1868 ou 1870 (27 x 22 cm). L'un des plus beaux portraits de la Peinture que je connaisse : la carnation de ce visage, la limpidité de son regard, la distribution des brillants de l'épiderme, tout en fait une œuvre exceptionnelle, que j'ai voulu ici célébrer à ma manière.

09:32 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

16/01/2019

La condition du poète, pour Jules Supervielle (1884-1960)

D'aucuns lui reprochent d'avoir su rester simple dans ses écrits, au moment même où les surréalistes regorgeaient d'images, accusant à l'envi les filières jointives du préconscient et du conscient. Il est des mots tout aussi bien dont il usait et qui aujourd'hui ne s'emploient qu'avec d'infinies précautions, un peu comme si l'on avait honte de souligner la part de mystère qui émane d'un poème qui nous touche, nous transporte et modifie notre vision des choses. Le plus préoccupant à mon sens passe par cet éloignement de l'être, très actuel, pour n'en garder que la part la plus superficielle, j'allais dire sociétale. Or exister à plein revient toujours à se singulariser, à s'évader des voies tracées pour concorder au mieux avec son paysage intérieur, irremplaçable, lui.
Ce qu'en dit plutôt l'écrivain franco-uruguayen Jules Supervielle, de la condition du poète :

Le mystère poétique l'attire plus que la vie, sans transposition, de chaque jour. C'est grâce à la fascination de l'inconnu que le poète même quand il se trouve devant son meilleur ami se dit parfois : "Comme une lettre de toi me ferait plaisir, même en ce moment où tu es en face de moi. A être là, tu perds de ton mystère alors que tes lettres je les garde longtemps sans les ouvrir pour faire durer leur imprévu et leurs possibilités".

Jules Supervielle

 

04/01/2019

"Ynys Avallach", aux éditions du Littéraire, 9 décembre 2014

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     "Je ne veux pas écrire ce qui en moi ne peut s'entendre.
      Je veux écrire ce qui en tout se veut comprendre.
      Il n'y a à ma vie que la limite que m'imposera mon écrit.
      J'écris l'espace que je vis, et survivrai dans son esprit."

Astrid Shriqui Garain

 

Il s'agit de Poésie, on le distingue à peine sous le titre, je vous invite à vous pencher de plus près sur ce livre, sur lequel la critique ne s'attardera pas : et c'est bien dommage... Mais que voulez-vous, nous vivons une époque trouble à tout le moins, bloquée c'est certain ; et le littéraire en général, la poésie en particulier n'y échappent pas, ou difficilement. Amitiés partagées, Daniel Martinez

11:44 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)