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02/11/2017

Fan Zhongyan (989-1052)

PENSÉE NOSTALGIQUE


Des nuages galopent dans le ciel émeraude
Des feuilles jaunies jonchent le sol
Les couleurs d’automne colorent le fleuve
      couvert d’une brume verte
Le soleil couchant teint la colline
Le cours d’eau s’étire à l’horizon
Les herbes y restent indifférentes

Attristé par le mal du pays
      je laisse voguer ma pensée
Propices au rêve doux
      les longues nuits me plongent dans un profond sommeil
La lune est claire
Le balcon est haut
Pas le moment de m’attarder seul devant la balustrade
Dans les entrailles mélancoliques
Le vin distille des larmes nostalgiques


Fan Zhongyan

 

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11:21 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2017

**Le poème du jour : Claude Micoski, le "Mythe de l'origine" - 24 septembre 2017**

MICOSKI BLOG.jpg

 

Mythe de l’origine.

 

Avec son souffle, il subvertit l’axe,
Redessine l’origine du monde ;
Vaque entre abîme et lumière.
Lui qui ne se reconnaissait que dans l’épuisement de l’eau
Ou le frémissement des stances,
Se cherche une autre voix, indéfiniment.
Avec ses paumes, il modèle comme une poussière de lune
Arrachée aux plus anciennes tenures.
Avec son pas, il s’invente des seuils,
Essaie dans le passage l’espace d’une vitre désincarnée.
Aussi, pour l’amour dont le hèlent
les plus anciens rites.
Devant et derrière lui, le monde qui agonise
Et qu’il ne peut plus voir en face.


                         Claude Micoski

12:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

30/08/2017

Jacques Kober (1925-2015)

Ce bleu s’appelle bénir frémir.

 

Vue de votre balcon, pavé d’ardoise, où plonge la mer
que tête le bleu d’un biberon de sardines.
La mer, qui ne sera jamais couvercle mais l’aventure
boitée sur les gros galets comme des talons
avec défense de ne pas la regarder pieds nus.
Tous les pas d’Italie sont permis sur le balcon de la nuit,
la courbe d’horizon n’est pas à soupirer puisque
défenestrée la mer est gravide d’alléluias.
Aucune vague du rivage n’est distante à crawler la dentelle.
Liliane caresse le doigt du bleu ouvert sur le buisson du fleuve,
son balcon de contact n’a pas d’économie.
Réparatrice de la lune pour éclairer le bleu,
elle a bougé son clair et négligé que le bleu soit laqué.
Bonté de ce studio, à bénir
avec du bleu frémir.

                              Jacques Kober

                                          2012.

Surréaliste de la première heure, Jacques Kober a participé à plusieurs reprises à Diérèse. Ami de Jean Rousselot, il se méfiait plus que tout des positions dogmatiques d'un Noël Arnaud - et eut maille à partir avec lui dans les colonnes de Diérèse (son numéro 7, précisément). Il s'est intéressé à la revue jusqu'à sa fin, revue qu'il appréciait pour sa liberté de ton, son refus du manichéisme, son rejet du formalisme en poésie (incluant lettristes, objectivistes et tutti quanti) et son indifférence envers les acteurs officiels de la culture.

... Je me dois par ailleurs de vous informer que les 300 pages de Diérèse opus 71 sont quasiment bouclées. Je vais donc m'octroyer un peu de repos et reprendrai ce dimanche, notamment pour relire le tout (ce n'est pas une mince affaire !), mettre au net le sommaire, la table des illustrations et le montage de la couverture : la première étant le fait de Pacôme Yerma, la quatrième, de Daniel Abel.
Ce numéro fera date, avant le 72, qui marquera les vingt ans de Diérèse : le 21 mars 2018 (loin des donneurs de leçons et des enrégimenteurs de tous ordres). Merci aux poètes, aux plasticiens qui ont permis cette belle aventure. Amitiés partagées, Daniel Martinez

                                     

22:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)