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29/12/2017

Li Qingzhao (1084-1151)

LA FLEUR DE PRUNIER


Tous les ans, le temps de neige
Je me laissais enivrer par la fleur de prunier
posée sur mes cheveux
Aux quatre vents je lançais ses pétales
Mes larmes mouillaient ma robe
Cette année, au bout du monde
J’ai les cheveux grisonnants
Le vent souffle fort ce soir
Je ne sais si la fleur de prunier tiendra bon

Li Qingzhao

 

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02/11/2017

Fan Zhongyan (989-1052)

PENSÉE NOSTALGIQUE


Des nuages galopent dans le ciel émeraude
Des feuilles jaunies jonchent le sol
Les couleurs d’automne colorent le fleuve
      couvert d’une brume verte
Le soleil couchant teint la colline
Le cours d’eau s’étire à l’horizon
Les herbes y restent indifférentes

Attristé par le mal du pays
      je laisse voguer ma pensée
Propices au rêve doux
      les longues nuits me plongent dans un profond sommeil
La lune est claire
Le balcon est haut
Pas le moment de m’attarder seul devant la balustrade
Dans les entrailles mélancoliques
Le vin distille des larmes nostalgiques


Fan Zhongyan

 

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24/09/2017

**Le poème du jour : Claude Micoski, le "Mythe de l'origine" - 24 septembre 2017**

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Mythe de l’origine.

 

Avec son souffle, il subvertit l’axe,
Redessine l’origine du monde ;
Vaque entre abîme et lumière.
Lui qui ne se reconnaissait que dans l’épuisement de l’eau
Ou le frémissement des stances,
Se cherche une autre voix, indéfiniment.
Avec ses paumes, il modèle comme une poussière de lune
Arrachée aux plus anciennes tenures.
Avec son pas, il s’invente des seuils,
Essaie dans le passage l’espace d’une vitre désincarnée.
Aussi, pour l’amour dont le hèlent
les plus anciens rites.
Devant et derrière lui, le monde qui agonise
Et qu’il ne peut plus voir en face.


                         Claude Micoski

12:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)