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26/08/2018

Visions

Et l'image son chant en toi
qui sommeille entre les rayures de la lumière
au fil d'une réalité surprise
par les pépiements d'enfants
parvenus jusque-là
dans la mémoire à claire-voie
et sous les rides du visage
l'été sue encore pour ramener
au monde l'essor nécessaire
sur les rives de son visage
le ciel n'a pas vieilli
des bouffées de splendeur
se résolvent en volutes
on ne respire pas que pour soi
renoncerions-nous aux choses de l'esprit
pour quelques instants d'innocence
ici les pas survolent les graviers blancs
les feuilles diffuses tu y hasardes les mains
l'histoire n'a jamais été aussi vraie
elles lui apportent une forme lucide
quand tu te donnes à moi
aux vertiges de la terre
filant au large
à l'unisson

 

Daniel Martinez

 

 

18:43 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

19/08/2018

Alain Suied

Je me souviens aussi - comme passe le Temps - de cet essayiste et spiritualiste comme je les aime, qui a publié dans Diérèse :

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     Le monde te porte et le souffle
     qui le nomme.
     Nul ne sait le nom du monde.


     Le vivant traverse les générations
     et les saisons.
     Nul ne sait le but du monde.


     La matière filtre l'invisible
     et la lumière.
     Nul ne sait la forme de l'être.


     Le temps dénoue les illusions
     et les masques.
     Nul ne sait le visage de l'être.


     Le monde te précède et le souffle
     qui te nomme.
     Nul ne sait le silence du monde.


     Le vivant te murmure une douleur
     immémoriale.
     Nul ne sait la pitié du monde.


     La matière ramène la nasse
     de l'infini.
     Nul ne sait la profondeur de l'être.


     Le temps recoud la toile déchirée
     des disparus.
     Nul ne sait la présence de l'être.

 

Alain Suied

10:17 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

18/08/2018

"La Moisson" de William Carlos Williams (1883-1963)

Dans une excellente traduction d'Yves Peyré et pour célébrer cette précieuse saison : l’Été, en majesté et en deux temps, voici


The corn Harvest                La Moisson


Summer !                               L'été !
the painting is organized        la peinture s'organise
about a young                        autour d'un jeune


reaper enjoying his                 moissonneur savourant son
noonday rest                          repos de midi
completely                             parfaitement


relaxed                                  détendu
from his morning labors          après les efforts de la matinée
sprawled                                vautré


in fact sleeping                      dormant en réalité
unbuttoned                            tout débraillé
on his back                            sur le dos


the women                            les femmes
have brought him his lunch    lui ont apporté son repas
perhaps                                 peut-être


a spot of wine                       deux doigts de vin
they gather gossiping             elles s'assemblent pour bavarder
under a tree                          sous un arbre


whose shade                         dont avec insouciance
carelessly                             il ne partage pas
he does not share the           l'ombre


resting                                  lieu
center of                              de repos
their workaday wordl            de leur monde de labeur

 

William Carlos Williams

21:30 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)