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17/08/2018

Un poème manuscrit de Jean Malrieu

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    Toi qui vivras plus loin que moi
    Sois fidèle au soleil. Il est sous terre
    Des printemps à naître qui t'épient
    Et te supplient.
    Garde l'eau pure et le regard heureux
    Responsable un instant de la totalité de la terre
    A toi de charger l'épaule de l'aurore rêvée.

Jean Malrieu

14:06 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2018

Ode à l'Eté

Grain invisible de l'instant
sous le grand tilleul

bourdonnent nos voix
avec le tremblé des lignes

chacune effaçant l'autre
le collier autour de ton cou
une fumée d'herbes au loin
les racines torturées
inexorablement liées
à la douce courbe fermée
de la vie
au premier
tremblement de l'air
ce feu pâle sur ta joue



Saisir la pesanteur comme qui
suspend son souffle quand
sur la pierre effritée se lisent
les variations de la colline
la plus petite aiguille flotte
l'ombre des choses pures
abrite de vieux langages

infime fourmillement
sous les paupières
du dedans
au dehors
arbres ciels
silencieux
sur le grand balancier


Daniel Martinez (15/8/18)

18:11 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

07/08/2018

En tout sens V

Les vents de mer balaient
le temps court jusqu'aux confins s'il en est
liquidité du sang battant le rythme même
de la vie et précieux arômes en suspens
qui se déposent sur les gravures de la chambre
au moment où le soleil frappe le carreau
la peau du monde un gonflement de voile au loin
jour de cantates et de fugues
sable fuyant des mots
murmure des rochers où s'épuise l'écume
ta main trace un signe dans l'espace
peu à peu changé en flamme
l'odeur de la mer chatoie
comme le désir que tu suscites en moi
se propage dans l'extrême somptuosité
du bonheur quand il se donne
dans le jeu des chaleurs
comme l'ombre lumineuse
cherche à se défaire de la prison des surfaces
je croise et décroise les doigts
avec les envols et atterrissages de nuages d'oiseaux
le son flûté des courlis nous accompagne
tant que bourdonnent les voix
et que vrillent les Spirorbes bleus
peints par Wols en quarante-huit
pour exprimer les puissances du sol
d'insectes et de résines mêlées
dans un singulier frémissement
là où revivent les chimères


Daniel Martinez

11:39 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)