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09/02/2016

Un poème de Georges-Emmanuel Clancier

Du doyen de nos poètes, voyez :

 

CLANCIER BLOG.jpg

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         Où vont-ils ?
         Où résonnent-ils
         Tes pas somnambules ?
         Contre quelles dalles
         En quel dédale ?
         Inscrit, tu le sais,
         Moins sur la pierre ou l’eau
         Qu’en une étrange lueur,
         Celle d’un rêve éveillé du temps.

         Mais le temps,
         La ville ensorcelant
         Délire ensorcelé elle l’a
         Depuis si longtemps piégé le temps.
         Ainsi triomphante émerveillée et vaine,
         En silence, à la dérobée, les pieds nus,
         Ici de nouveau vient s’en va la vie.
         Elle avance ou s’efface et retourne
         Et s'enfuit triomphale et vaine merveille
         Offrant ce sourire que nul jamais n’avoue
         Signe d’une enfance en secret blessée.

                             Georges-Emmanuel Clancier

09:22 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

08/02/2016

Un poème d'Hervé Micolet

MICOLET.jpg

          Demain se lèvera pour le poète
          une aube spirituelle,
          le temps des yeux caves
          devant les restes de la fête.
          Dégrisé, il chantera
          avec des cadences bancales
          adorations et dégoûts -
          deux faces d'une même pièce
          que l'on jetterait
          scintillante dans le soleil
          pour refermer sur elle,
          rageusement, un poing.

                       Hervé Micolet

14:35 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

05/02/2016

Un poème de Jacques Kober (1925-2015)

KOBER BLOG.jpg

 

Un bonheur de toucan


A qui coupe l'herbe du destin sous le pied des couleurs
il monte une fumée de roseaux, entre vermillon
et l'azur humide, azur empostillonné de la grève raboteuse,
chicorée hivernale d'iris et de lampadaire triste
si l'on ne s'y noyait pas dans les glaires du soleil,
à l'heure où sort des coussins frustes de varech
un bec de mouette,
un bonheur de toucan,
une spatule d'orchis.


                         Jacques Kober
                         12 janvier 1994

01:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)