241158

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/01/2018

Aux confins

Ourlés de bouleaux blancs
de grands nuages de neige sur les bosquets
encore dénudés            sans que rien demeure d'hier
les jours s'allongent           
des images brouillées dansent et s'effacent

mais le froid qui bloque les articulations
                    fume en bouffées lentes
vide les veines de la dernière nuit       
                              la plus humble attente
creuse les lambeaux d'une image
                    entres-y de plain pied          
pour y coucher dans une tiédeur d'épaule
le sel d'or et la poussière des pas
qui nous viennent du début des âges
                    comme nous abandonne le chaos
avec le vœu que la vie défend
avec le grand chemin devant
                    sa promesse murmurée


Daniel Martinez

09:58 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

02/11/2017

Fan Zhongyan (989-1052)

PENSÉE NOSTALGIQUE


Des nuages galopent dans le ciel émeraude
Des feuilles jaunies jonchent le sol
Les couleurs d’automne colorent le fleuve
      couvert d’une brume verte
Le soleil couchant teint la colline
Le cours d’eau s’étire à l’horizon
Les herbes y restent indifférentes

Attristé par le mal du pays
      je laisse voguer ma pensée
Propices au rêve doux
      les longues nuits me plongent dans un profond sommeil
La lune est claire
Le balcon est haut
Pas le moment de m’attarder seul devant la balustrade
Dans les entrailles mélancoliques
Le vin distille des larmes nostalgiques


Fan Zhongyan

 

FAN BLOG.jpg

11:21 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2017

**Le poème du jour : Claude Micoski, le "Mythe de l'origine" - 24 septembre 2017**

MICOSKI BLOG.jpg

 

Mythe de l’origine.

 

Avec son souffle, il subvertit l’axe,
Redessine l’origine du monde ;
Vaque entre abîme et lumière.
Lui qui ne se reconnaissait que dans l’épuisement de l’eau
Ou le frémissement des stances,
Se cherche une autre voix, indéfiniment.
Avec ses paumes, il modèle comme une poussière de lune
Arrachée aux plus anciennes tenures.
Avec son pas, il s’invente des seuils,
Essaie dans le passage l’espace d’une vitre désincarnée.
Aussi, pour l’amour dont le hèlent
les plus anciens rites.
Devant et derrière lui, le monde qui agonise
Et qu’il ne peut plus voir en face.


                         Claude Micoski

12:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)