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13/02/2017

Annie Mantel sera présente in Diérèse opus 70

Je ne vous en ferai pas un mystère plus longtemps, Diérèse 70 - loin des disgrâces ambulantes de la gente politicienne - paraîtra le 1er juin 2017, qu'on se le dise !

Annie Mantel sera du voyage, rayonnante, écoutez-la plutôt :

Il est tout simplement là, concentré sur la personne en face de lui.

Je me suis relevée de ses yeux, un peu décoiffée, ébouriffée et tranquillement, il dompte l’épi de mes cheveux tout en déposant sur la table l’épi de blé que je tiens encore dans ma bouche.

C’est ma façon de lui dire mes premiers mots et lui, de me saluer.

Nous passons le seuil de la découverte.

 

Je lui demande s’il accepte que je l’emporte dans mes délires, dans mes désirs et lui s’en amuse. De toutes façons, il gardera de la distance, il assure ! Et bien non, si je décide qu’il perdra la tête, il la perdra.

Je le touche doucement mais pas directement, je sens juste au travers du tissu de sa chemise, un petit nid de duvet comme aimerait en trouver l’oiseau quand il fait son nid...

                                                                                                 Annie Mantel

Annick Breton sera présente in Diérèse 70

 Mouvements de l'ange

Elle cesse de pleurer les toutes petites morts.

Nouvelle partition, enrichie de symboles. Elle s’y adosse, et laisse parler le sable de ses mains. Elle est comme toi, éprise du même livre, de la même peur d’être interrogée ou changée en montagne. Elle vit de ces branches où s’écrivent les belles existences cristallisées, qu’elle dessine à l’encre, malgré l’absence et tout le sens à sa portée, les trains souffrants qui l’ont menée ailleurs.

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                                                                          Annick Breton

Maurice Couquiaud sera présent in Diérèse 70

Migration

 

Il faudrait baguer le cœur de tout poète

à chacun de ses départs dans l’indicible.

Attention ! Ne pas serrer trop fort le lien !

Il pourrait étouffer ce qui le guide.

 

Comme il est doux d’attendre son retour

portant les mots d’un ailleurs ensoleillé,

la pureté d’une aurore au goût de volupté.

 

Le poète peut se refaire un nid dans ce qu’il aime,

revenir pour couver des absences et des blessures

dont les mots pourront éclore sans briser une coquille,

s’épanouir satisfaits sur des instants futurs

chanter, pleurer, sourire sur des béquilles.

 


  Maurice Couquiaud