241158

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/07/2018

La folle journée du 1er mai 2018

Après le journal "Le Monde", c'est au tour de "Libération" au jour d'aujourd'hui de noter que ce 1er mai 2018, le zélé du roi et ses deux fieffés coquins se sont aussi "amusés" du côté du Jardin des Plantes, à Paris. Le "seul" souci pour ces gros bras est que, à présent, on filme, même les illustres parvenus : et c'est heureux pour la démocratie.
Les images de la scène incriminée, supprimées sur le portable de celle qui a été plaquée contre un arbre, histoire de... avant que d'être interpellée pour des motifs pas bien clairs (pas de chance : le portable de ladite fonctionnaire du Ministère de la Justice a pu filmer ces instants) ces images donc ont pu être récupérées sur sa carte mémoire, grâce à un logiciel dédié.
Qu'en dire ? Ce qui se faisait autrefois en toute "transparence" : où dénoncer tel manquement sans apporter de preuves équivalait à de la diffamation est désormais passible, après avoir été filmé, d'être porté au vu et au su de tout un chacun. Éternelle version de l'arroseur arrosé.
Notons aussi que le vocabulaire du monarque en poste n'est plus ces jours-ci de son rang : "qu'ils viennent me chercher !" est de la pure rhétorique de provocateur. Pour terminer par ces temps si chauds, grand merci à la presse, quand elle ne se contente pas de parler d'une seule voix de sujets au programme. Amitiés partagées, Daniel Martinez

PS : il va sans dire, l'ex-gorille du roi a oublié de mentionner cette virée sans titre au Jardin des Plantes in "Le Monde" 27 juillet pages 8-9, ses propos y étaient recueillis par Gérard Davet, François Krug et Fabrice Lhomme.

24/07/2018

La fiancée du vent

KOKOSHA BLOG.jpg

 Kokoschka, Oskar – Die Windsbraut, 1913
Kunstmuseum Bâle

La fiancée du vent
(légende allemande)

 

Dans un moulin du petit village de Bingen, sur la rive gauche du Rhin, vivaient un meunier veuf et sa très séduisante et coquette fille âgée de vingt ans. La blonde Marguerite, après ses luxueux atours, n’aimait rien tant que ses promenades, particulièrement à l’orée de la forêt où, un jour qu’il chassait, le fils du vieux roi, séduit à sa vue, la demanda très vite en mariage. Le père de la jeune fille, arguant les risques d’un mariage mal assorti, refusa son consentement : il avait choisi pour elle Hans, un jeune marchand de farine de Rotterdam qui d’ailleurs devait très bientôt remonter le Rhin sur son embarcation, “La Belle Hollandaise” : colère, pleurs de Marguerite vite retirée dans sa chambre où, ruminant de mauvaises pensées, « sur le coup de minuit », elle reçut la visite d’un Elfe au service du Vent. "Messire le Vent, lui dit-il, l’avait déjà en grande affection".
Elle fit donc entrer dans sa chambre – par la fenêtre ouverte -, au matin, Monseigneur le Vent qu’elle supplia de faire en sorte que “La Belle Hollandaise” ne parvînt jamais à Bingen, ce que promit le Vent à condition qu’elle lui fût fidèle. Contrat conclu, mais la Belle pensait par devers elle qu’elle dompterait facilement son nouveau prétendant.
Aidé par Bourrasque, Aquilon et Africus, le Maître des vents rejeta la barque en perdition dans l’Océan glacial arctique, rapportant à son retour des brassées de tulipes à Marguerite qu’il enlaça, la couvrant de vigoureux baisers (humides des eaux du Rhin). Et tous les jours désormais, elle trouva sur le rebord de sa fenêtre le bouquet des plus belles fleurs cueillies par le Vent.
Le meunier, de guère lasse, ne voyant pas venir Hans, consentit finalement au mariage princier.
Au moment où, dans la chambre – en haut du moulin -, le fils du roi prenait Marguerite par la taille et s’apprêtait à l’embrasser, une tornade enleva les deux fiancés dont on n’entendit plus jamais parler à Bingen.

Pacôme Yerma

ж

02/07/2018

A livre ouvert

La fluidité initiale des mots qui composent un livre est un peu à l'image de la vie, forts de ce flux nourricier ils en gardent l'empreinte. Le monde continue de parler à travers eux, figés qu'ils paraissent sur les pages blanches. Porteurs de lumière et de mystère, l'auteur leur a donné leur chance : elle persiste, au-delà du corps étranger qu'ils génèrent, ces mots, car ils ont été, pour le meilleur, les nôtres. DM