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07/08/2017

Fonds marins

Dans ce qui se forme
et reconnaît                    au jugé
les filaments de l'avant-monde
                                      les agite
leur redonne vie au passage
comme de l'eau des sphères émane
                               dans la profondeur
muette j'entends diffus tes cris
griffer les sables percer les rochers sombres
qui es-tu pour ainsi résister
                                    sans perdre pied jamais
à croire que la mort n'existe pas plus
que ce que mes mains rapportent
               des rayons           qui tôt le matin
pénètrent dans la chambre où je t'ai aimée
                     par les volets clos

 

                                            Daniel Martinez

FONDS MARINS.png

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08/05/2017

Moirures XIII

XIII

 

Une grande friche

entre deux champs où ruisselle

le ciel vivant                     chercher dans l’ouverture

les scarifications du sol

sous le léger tremblement de la lentille

l’autre                            et le silence

         sur la carte dépliée

entre les grains lumineux

l’origine et la fin

la chair des choses sacre l’envers du décor

au bruit soyeux des bleuets en lisière

où veille l’essieu couché

qui semble se courber avec l’horizon

respirer les essences de toute la terre

 


                                                 Daniel Martinez

18:29 Publié dans Moirures | Lien permanent | Commentaires (0)

04/05/2017

Moirures XII

                                                      4 mai 2017

 

XI


La langue alors
puits de lumière et d'obscurité
qu'ouvrent le trident de l'aube
                    et les cédilles de l'esprit

                    la lèvre pâle d'un navire
troue les flots  
il n'est plus qu'une histoire à enchanter pour toi
ma vie comme un long regard
sur ce qui t'a précédé Diane
au cœur du monde qui n'arrête
                    pas de cogner dedans
la cage thoracique
comme un long passage
depuis l'eau de tes mains
à l'écume du sillage tracé
                          j'étais là lisant sur le pont
où j'avais passé la nuit
 une couverture sur les jambes et ce goût de sel
les yeux me piquaient                    le jour
un peu comme il s'est levé pour toi
                   son empreinte
notre destinée


                                           Daniel Martinez
                       

 

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