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15/11/2016

"Les Enchantements de Prudence" de Hortense Allart, Paris, Michel Lévy frères, 1873

Envie d'aller voir, dans le cinquième parisien, à l'angle du boulevard de l'Hôpital et de la rue Buffon, si le restaurant Arc-en-ciel n'est pas tombé en poussière, ce restaurant où allaient déjeuner Chateaubriand et sa dernière conquête, la jeune Hortense Allart, quarante ans de moins que lui, après s'être promenés dans les allées désertes du Jardin des Plantes, alors Jardin du Roi. Ils avaient au premier étage une petite pièce à eux s'ouvrant sur la campagne. DM

Comme elle le raconte dans son roman autobiographique, Les Enchantements de Prudence, après être revenu longuement sur son grand âge, l'approche de la mort et la fin de tout ici-bas, "il demandait du vin de Champagne pour animer, disait-il, ma froideur : je lui chantais alors quelques chansons de Béranger, Mon âme, la Bonne Vieille, Le Dieu des bonnes gens... Touché, il revenait sur lui-même, disait qu'il eût aimé être poète.
Ces chansons le sortaient de sa mélancolie, éveillaient son génie, le jetaient dans un état exalté, triste et doux... Plus amoureux, plus vif, il me disait que je lui donnais les plaisirs les plus charmants, m'appelait séductrice... et dans cet endroit solitaire, il faisait tout ce qu'il voulait".

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