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15/09/2016

Une gravure de Johnny Friedlaender IV

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La saison des amours, 1945

14/09/2016

Le peintre Roger Bissière écrit à Johnny Friedlaender (1912-1992) III

Cette missive du 6 juin 1960, inédite, que Roger Bissière envoie à son confrère :

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Mon cher Friedlander : quelques lignes pour vous dire ce que je n'ai pas pu vous dire tant mon départ a été précipité par l'orage. Je voudrais pourtant que vous sachiez combien j'ai été touché par les gravures que vous m'avez montrées. Peu de choses dans la peinture actuelle m'ont procuré la même émotion. Il y a dans tout ce que vous faites indépendamment de la qualité plastique, un pouvoir d'émotion et de suggestion infiniment rare et qui pour moi a une importance très grande car derrière le tableau ou la gravure je cherche toujours l'homme et je le trouve bien rarement. Merci de votre accueil si amical et à cet été j'espère. Je serai croyez-le très heureux de vous revoir et de vous témoigner toute la sympathie que j'ai pour vous. Veuillez me rappeler au bon souvenir de madame Friedlander.
Bien cordialement à vous,
                                                   Bissière


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Et puis, comment y résister ? Il y a ce portrait du graveur, un photomontage intitulé "Le Poisson", édité en 1948 dans l'album "Rêves cosmiques", titre qui a été donné par Christian Zervos. Zervos, qui pilotait les Cahiers d'art, fut le grand découvreur de Friedlander :

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11/09/2016

Johnny Friedlaender (1912-1992) opus II

Voici la page de garde de la revue Voir, parue en avril 1948. En mai 1949, paraîtra La Saison des Amours, des poèmes de Paul Eluard, livre d'artiste enté de 13 gravures de Johnny Friedlaender.

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Depuis son atelier de l'Ermitage, dans le Ve parisien, en 1955, ces documents inédits :

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Les possibilités qu'offre la gravure sont diverses et séduisantes ; je ne puis dire que je préfère l'une d'elles à l'exclusion des autres.
J'emploie des techniques diverses, guidé seulement par l'imagination, m'efforçant d'établir un équilibre entre celle-ci et le métier, qu'il s'agisse de la pointe sèche au trait velouté, de l'extrême rigueur du burin, du trait puissant et direct du "sucre", ou des infinies tonalités de l'aquatinte.
Mais un graveur, lorsqu'il énonce les techniques, en oublie toujours une : celle qu'il a cherchée et parfois trouvée dans le secret du travail quotidien comme dans le secret de son coeur.

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Ces réflexions enfin, en mai 1988 ("De la musique avant toute chose...") :

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Je crains le hasard dans mon métier : il n'est pas mon maître ; ma règle, c'est la rigueur.
J'inscris sous forme de nombreux croquis mes idées fugitives et comme pour une partition elles deviennent de plus en plus élaborées. Et même là je pense tout de suite "couleurs".
Devant ma toile ou devant mon cuivre je me sens tout aussi à l'aise ; bien que j'aie commencé plutôt comme peintre, et c'est peut-être ce qui m'a rendu si inventif comme graveur vis-à-vis de la couleur.
A tout, je préfère la musique... elle est ma compagne dans mon travail qui me donne en même temps verve et sérénité. Parfois je rêve d'être musicien dans une autre vie.


                                              G. J. Friedlaender                   Mai 1988


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