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15/08/2018

Comment le numéro 52/53 de Diérèse a-t-il pu voir le jour ?

Vous aimez que je me raconte (merci) et savez que je n'ai pas la langue dans ma poche (aucun intérêt), je ne puis donc résister à vous donner à lire quelques pages de mon Journal. Absolument libre et indépendant des jeux d'ascenseur que l'on constate ici ou là, chut !, simplement pour se maintenir en vie, alors que la Vérité - dixit Lev Tolstoï - devrait toujours primer (ce n'est pas un Lorenzo Soccavo qui me contredirait..., je n'irai pas plus loin, mais le récipiendaire se reconnaîtra sans problème).

Ce fut une aventure extraordinaire que la naissance de ce numéro 52/53 de Diérèse. Peu ou pas assez célébré par la critique au moment de sa sortie, sauf par Jérôme Garcin dans Le Nouvel Observateur. Avec, pour mémoire, un comportement étonnant de Cédric Le Penven à qui j'ai pourtant communiqué par mail le contenu de Diérèse 56 (Thierry Metz tome II, épuisé au moment de sa demande), sans l'ombre de l'ombre d'un remerciement. Bref... Mais je ne lui en veux pas, car ce serait lui faire trop honneur, après tout mes amis sont bien rares dans ce milieu, ita est.

A l'origine, je me rends depuis Paris à Agen, pour rendre visite à Françoise Metz, la veuve de Thierry, en quête d'inédits du poète. J'ai dans ma valise une boîte de chocolats Jeff de Bruges ; au premier coup d’œil, la veuve de Thierry m'apparaît, brune et belle comme je me l'imaginais. Simple aussi, en elle je me reconnais et comprends le grand malheur de sa vie. Avoir été la femme d'un poète hors norme, l'avoir suivi dans ses errements, avoir vécu la rupture avec Thierry à la mort de son fils Vincent, sur une route départementale, pour être allé récupérer son ballon. La vie tient parfois à un fil. C'est pourquoi je la célèbre à ma manière, chaque jour durant.

Nous déjeunons avec Françoise dans un restaurant point trop éloigné de la gare, les confits de canard y étaient absolument excellents. Tout en elle est vrai, rien ne défaut. Moi, si timide d'accoutumée, je sens le contact s'établir. Gallimard lui a fait des misères, certes ce n'est pas la seule.

Nous sommes le 29 novembre 2010. Françoise me remet une valisette contenant le dernier agenda que Thierry a eu entre les mains avant de remettre son âme à Dieu. Au téléphone, elle m'a prévenu : "Ces quelques lignes de Thierry ne présentent sans doute pas grand intérêt." ! Et pourtant : il s'agit du tout dernier livre que Thierry envisageait de publier chez son ami Didier Periz, son dernier éditeur, en fait. Plus qu'une esquisse,un antélivre où se lit toute la charge affective qui s'y rapporte. Mais quel en est le sujet ?

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Daniel Martinez

18:11 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0)

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