241158

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/07/2018

Correspondance Léon-Paul Fargue (1876-1947) et Marie Monnier (1894-1976) : été 1925

L'auteur du Piéton de Paris ne mérite-t-il pas que l'on s'attarde un tant soit peu sur sa correspondance estivale, j'entends l'inédite bien sûr ? Aujourd'hui, nous nous intéresserons à ce qu'écrivit Léon-Paul Fargue à Marie Monnier, une amie qu'il appelle "Mon bétourdin", tandis que lui signe "Ton Wacherin de Saint-Paul de Léon". Sœur d'Adrienne Monnier, elle illustrera Les Ludions, de Fargue. Poète de "l'atmosphère", ce en quoi Breton le jugeait surréaliste, sa lettre que je vous donne à lire aujourd'hui, je l'ai glanée au petit bonheur des chaudes journées de l'été 1925, voici :

 

Sur l'aquarium exposé aux Arts Décoratifs

"Il n'y a pas beaucoup d'espèces, mais toutes choisies parmi les plus belles et les plus extraordinaires. Silures, poissons-chats au mufle étonnamment large et béat tout hérissé de bibis chatouilleurs, d'autres poissons semblables à de grands couperets oxydés, nageant avec des faux bleues, poissons-hirondelles tout en platine et en argent niellé, et d'autres qui sont exactement des oiseaux-mouches, gouttes de feu des mers de la Chine et de l'Amérique du Sud. Avec ça des buissons entiers du cheval épineux qui monte aux arbres, divaguant dans leur sabbat de cristal. Je me suis bien amusé."

Léon-Paul Fargue  

21/03/2017

Ce que m'écrivait le peintre Jean-Marie Lewigue (1938-2005)

Une lettre du peintre, qui touche à sa vie même autant qu'à sa passion, voyez plutôt :

LEWIGUE.jpg

01/02/2017

Une lettre d'Armand Olivennes à Pascal Ulrich

ULRICH BLOG.jpg

Deux auteurs de Diérèse s'écrivent, en mémoire :

LETTRE OLIVENNES BLOG.jpg

                                                                        Le 8 juillet 1996

               Cher Pascal,

                              Bien reçu lettre et photo. Merci. J’ai eu un entretien téléphonique avec mon excellent ami Jacques Lucchesi et nous devons nous voir cette semaine. Pour être franc c’est lui, qui le premier m’a parlé de toi car j’avais méconnu jusque là tes publications dans les revues que je reçois. Ensuite j’ai voisiné avec toi dans les colonnes de "Rimbaud revue".
      Merci aussi de tout ce que tu m’envoies au sujet d’Arp. Je n’ai pas fini d’écrire et de gloser sur son art qui, comme le tien est à deux tranchants, plastique et littéraire. Le Marché de la Poésie de Paris ? Je m’y rends chaque année pour revoir mes amis et néanmoins confrères. Cette année j’ai compté combien j’avais retrouvé de ces amis, mais j’ai égaré ma liste. Cela devait faire 20 à 30 bons amis que je n’aurais pas l’occasion de saluer si je ne me rendais pas Place Saint Sulpice à l’occasion de ce Marché. Je dois te dire qu’il y avait foule cette année pendant les 3 premiers jours où j’étais présent. Mais pratiquement aucun visiteur ne s’est arrêté à mon stand. Des prix ont été attribués, trois cette année, mais à des inconnus de moi. Des gens comme W. L. décident un peu de tout. En outre il y a eu des nocturnes auxquelles j’étais trop fatigué pour assister. Il y a désormais un côté poético-mondain, on vient pour être vu, c’est très parisien. Par contre, j’ai eu le plaisir de retenir quelques instants l’attention de mon ami Henri Deluy avant qu’il ne s’envole pour la Chine. J’ai, jadis, été très lié avec Deluy, j’ai activement participé à "Action poétique" puis nos routes ont divergé. Ces dernières années il me serrait la main distraitement au Marché. Un jour, en conversation avec Gaston Miron, il a même failli ne pas me saluer. A présent il est très pris par l’organisation de la Biennale Internationale de Poésie de Seine (et Marne ?) qu’il a fondée et qui est vraiment devenue une Rencontre Internationale d’un grand nombre de poètes. Mais enfin, cette année nous avons conversé quelques bonnes minutes.
      Dernière minute : bien reçu la photo de la maison natale de Arp et celle de ta gouache. Dès que je pourrai je t’enverrai un complément financier pour te défrayer des dépenses que ces recherches t’ont occasionné et qui me sont très utiles.

                                                    toutes mes bonnes amitiés
                                                                              Armand