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30/09/2017

Respirer est une sorte de ciel...

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... comme qui dirait une flamme double, triple ; un éclair coagulé par les furieuses arêtes et la croûte céleste.
La fabuleuse scission du ciel et la terre au jour du solstice de la plus brève nuit, au bâillement des nuées
par un souffle d'âme quel sens nourrit ta voix qui déserte ma tête dont elle change le contour ?
Respirer, une sorte de ciel. DM

26/09/2017

L'expression "Retourner le ciel et la terre", par Ji Yuan

L'expression "Retourner le ciel et la terre" apparut la première fois dans le poème Dix-huit chansons à la flûte nomade, écrit par Liu Shang durant la dynastie Tang (618-917).

Liu Shang excellait en poésie et en peinture. Il aimait boire et était souvent déprimé. Il buvait sous le clair de lune et sa poésie fut toujours le reflet de ses sentiments les plus intimes. Il peignait des oiseaux, des poissons, des insectes et des paysages. Il vécut de nombreuses années dans la solitude puis un jour disparut. Personne n'a su ce qu'il était devenu.

Le poème Dix-huit chansons à la flûte nomade parle de Cai Wenji, une célèbre poète et musicienne de la dynastie des Han orientaux (25-220). Cai fut capturée puis emprisonnée dans les terres du Nord par les nomades Xiongnu (peuple nomade du Nord de la Chine) qui avaient envahi la capitale de la Chine de 194 à 195. Durant sa captivité, Cai Wenji fut mariée à l'un des princes et lui donna deux fils. Cai resta prisonnière des Xiognu pendant 12 ans jusqu'à ce que le seigneur de guerre Cao Cao (155-220, il est celui qui établit les fondations de ce qui devint plus tard le royaume de Wei) paie une lourde rançon pour la faire ramener en Chine. Cai fut relâchée et retourna dans son pays natal, mais elle laissa ses deux enfants en territoire Xiognu...

Dans son poème, Liu Shang écrit dans la sixième chanson : "Par le fait d'un printemps bien court, on ne trouve ni fleur ni saule sur les terres nomades. Qui remarque quand le ciel et la terre se retournent ? On cherche maintenant l'étoile du Nord en faisant face au Sud. Quand on suit tous les ordres que l'on reçoit, les mouvements de mains passent mieux que les mots". Par la suite, l'expression poétique "retourner le ciel et la terre" (tiān fān dì fù), synonyme d'un changement profond dans l'ordre des choses, passa dans le langage courant.


Ji Yuan

24/09/2017

**Le poème du jour : Claude Micoski, le "Mythe de l'origine" - 24 septembre 2017**

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Mythe de l’origine.

 

Avec son souffle, il subvertit l’axe,
Redessine l’origine du monde ;
Vaque entre abîme et lumière.
Lui qui ne se reconnaissait que dans l’épuisement de l’eau
Ou le frémissement des stances,
Se cherche une autre voix, indéfiniment.
Avec ses paumes, il modèle comme une poussière de lune
Arrachée aux plus anciennes tenures.
Avec son pas, il s’invente des seuils,
Essaie dans le passage l’espace d’une vitre désincarnée.
Aussi, pour l’amour dont le hèlent
les plus anciens rites.
Devant et derrière lui, le monde qui agonise
Et qu’il ne peut plus voir en face.


                         Claude Micoski

12:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)