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05/04/2020

"De sonnets, points.", de Alin Anseeuw, éditions Ecbolade, mai 1999, non folioté.

Recueil attachant que celui que je tiens en mains, André Merveille est le deuxième nom du poète, qui à partir d'une de ses peintures laisse paraître les poèmes qui lui font cortège (sur papier kraft), entrecoupés de réflexions sur la naissance de l'écriture, couchées là sur un vergé ivoiré (de 120 grammes). Avec ses référents naturels [j'allais dire "obligés"] : Rimbaud par exemple et sa "Chanson de la plus haute tour", exaltée par "les montagnes que Cézanne peint".


Magie du deuxième "sonnet", il en est six, le voici donc :

Contemporain de la métamorphose, et retrouvant
Comme surgit l'acteur d'un personnage sur le lieu réel
De sa légende, j'ai cette promesse des dieux
Que le monde commence avec le ciel mental avec

Le ciel miraculé des circonstances,
Le corps invulnérable & la voix d'une roturière
Rose qui saigne lentement comme un chiffon au cœur
Je dis un pied au monde & ce qui passe en ce naufrage

Comme un mensonge est affecté
Le nuage ou mirage à l'orée du soleil
Et le cheval qu'il prend

Ce que je vois la vieille femme
Elle a brisé le cœur
L'ennui au fond du verre

 

Alin Anseeuw

13:02 Publié dans Auteurs | Lien permanent | Commentaires (0)

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