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03/06/2019

"Mille milliards de collages" de Bruno Sourdin, éditions Les Deux-Siciles, 13 collages couleur inédits de Claude Pélieu et Mary Beach, Paris, juin 2002.

L'un des fleurons de la collection Riviera, tiré à 40 exemplaires en juin 2002. Claude Pélieu devait nous quitter 6 mois après la parution de ce livre où Mary Beach et l'auteur de "Trains de nuit" se confient à Bruno Sourdin, dans une étonnante proximité. Sans masque et sans façon, ils lui font part de leur fureur de vivre et de créer.

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Le 9 août 2002

Cher Daniel Martinez,

     Oui, merci pour ce deuxième ex. de votre beau livre sur les collages de Claude Pélieu et de Mary Beach, intéressant à voir autant qu'à lire, ce qui est rare.
     Je vous remercie de votre proposition de collaborer à Diérèse, beau titre ambigu (séparation-union simultanées). Mais j'aimerais en recevoir un exemplaire, pour voir de quelle manière je pourrais m'y insérer, pour y opérer ma propre "diérèse". Extrême éloignement et extrême proximité doivent en effet se conjuguer plus fortement que jamais.
     Merci à l'avance ! Et bien cordialement à vous,


Alain Jouffroy

     P.S. Je fais aussi des collages, mais également des assemblages, et ce que j'appelle des "posages", dont quelques-uns sont reproduits dans mon livre, assez récent : Ode à André Breton, publié aux éditions d'Aldébaran. Directeur Laurent Campagnolle, 8 rue Bernard Gaubert, 22700 Gaubert (tél : 02- 32 45 05 59). [Maison créée en 2001, actuellement sise à Bordeaux, ndlr]

02/06/2019

Pasolini à vif : Diérèse 48-49

Diérèse 48-49 : numéro double (printemps-été 2010), de 256 pages, 12 €, en grande partie consacré à Pier Paolo Pasolini :

Alors qu'en France Pasolini est surtout connu (célébré ?) comme cinéaste et parfois comme romancier, il est sans doute, en Italie, avant tout considéré comme un poète. Ce numéro de la "revue poétique et littéraire" Diérèse nous offre l'occasion de découvrir les poèmes d'une période cruciale de son existence. Alors qu'il enseigne à Casarsa, au cœur de son Frioul natal (lieu maternel, idyllique et comme encore intact), il est accusé de corruption de mineurs sur certains des élèves dont il a la charge - et doit alors, avec sa mère, se réfugier à Rome (notons qu'il est également exclu du Part communiste italien).

Les poèmes traduits ici, qui datent des années 1948-1953, témoignent donc des obsessions et tourments de la crise qu'il doit alors subir. La chair, il doit se l'avouer, est bien pour lui "sexe esclave" et le désir "blasphème", mais il s'interroge : a-t-il véritablement mérité le "lynchage" qu'il pressent - pour cet "amour contenu, étonné d'être une faute" ?

La solitude lui est à la fois une malédiction et un don - mais parfois le suicide menace, quand au-dessus de lui se dresse un "crucifix de honte". L'exil l'éloigne de la "jeunesse donnée et volée", des fêtes et bals campagnards, des "calculs de lumière" sur les rives du Tagliamento  - mais la découverte de Rome donne naissance à des sortes de poèmes-paysages (tableaux à la fois vivants et figés par les métaphores), où le fantasme se mêle au réel dans "la fête du flâner et regarder". Écrire (c'est pour lui une pratique quotidienne, ces poèmes constituent un véritable Journal - ce sera leur titre) permet alors de cerner un peu mieux "la vie indicible" et de répondre à ce précepte intime : "Il faut brûler pour arriver / consumé au dernier feu".


                                                                                       Thierry Cecille

01/06/2019

Deuxième volume de la collection "Essais", à l'enseigne des Deux-Siciles, Angers, 2004

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Il y a très précisément 15 ans, le 1er juin 2004, a paru aux Deux-Siciles cet essai sur l’œuvre d'André Miguel, mal connue dans l'Hexagone, et qui pourtant vaut le détour. (pour vous mettre en appétit lisez donc, d'André Miguel : L'équilibre, publié le 29 septembre 1961 par Gallimard). Beau dimanche à toutes et à tous. Amitiés partagées, Daniel Martinez