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13/02/2015

Enluminure II

                    Ce qui bourdonne à travers

                    les cristaux de lumière

                    est sel de la mémoire

Etrangère au souci du paraître, aux embruns qu'un soleil déjà vif absorbe : l'histoire immédiate des cinq ou six bleus caressant de concert la table basse. Où gît une pierre rare, posée sur un morceau d'ouate. Lumineuse, incandescente. La pièce est silencieuse. Il neige sur le papier où j'écris ces quelques lignes.

... Puis un bourdonnement diffus, le fait de mon esprit ? J'ai écarté les feuilles et les branches de la haie pour m'y glisser, observer sans être vu, retenant mon souffle. Il y avait là quelques ruches, à l'abri d'un grand chêne. Ici, sur la planche de vol, les butineuses pressées atterrissaient et décollaient. Au sol, les ouvrières, plus jeunes, humble personnel non encore navigant et chargées des tâches ingrates, les libéraient de leur charge qu'elles s'en allaient aussitôt ranger dans les rayons.

L'odeur du soleil, la paix mouvante, l'air ne pesait plus. Une feuille d'or à mes pieds.

                                                                                                Daniel Martinez

11/02/2015

Enluminure I

                    C'est la nuit

                    qu'il est beau

                    de croire à la lumière

On ne regarde pas le Soleil : des yeux, on l'en tient éloigné. Ou bien, dans le demi-sommeil son irruption dérangerait l'intimité des choses familières. Et si je possédais ainsi - d'un geste, un seul - le pouvoir d'annuler le disque lisse qu'offre la nue au blanc matin ? A seule fin de retarder un réveil que je ne désire pas. Sous les plis singuliers de l'hiver.

Spasmes de le nuit, où il fait bon se lover quand toute épuisée la Terre ne peut que tendre la main pour froisser du bout des doigts la Voie lactée.

Là, seulement toucher le bouton de la porte, l'espace intersticiel.

                                                                                     Daniel Martinez

01/01/2015

Meilleurs voeux pour 2015

Vous dire tout simplement :

"Bonne année à toutes et à tous, et que dame Poésie vous accompagne sur les chemins de la vie, nous vivons une époque que l'on voudrait extraordinaire : à la réflexion, elle ne l'est pas tant que cela, dans ce que l'on pourrait appeler - sans aucun import guerrier il va sans dire - ses dommages collatéraux, plus importants que ses avancées, ses bienfaits ; mais chacune de nos vies l'est, extraordinaire, portée par le désir de créer, de recréer, envers et contre tout, un monde à notre image, celui qui d'abord nous a portés dans son sein, puis nous a laissés seuls perdre le sens de ce qui n'a pas de prix mais régit nos vies. Il est le
plus impalpable et le plus prégnant pourtant, il se passe de mots, de ponctuation, de jugements... chacun ayant son approche de ce mot-joyau (de l'ancien français joi : "Joie, Joyau"). Je vous laisse à présent. Avec mes pensées les plus amicales." Daniel Martinez

... à tout à l'heure, pour commencer l'année 2015 avec un poème de Fabrice Caravaca