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08/06/2018

Correspondance Pascal Ulrich : Poème illustré du 20 avril 1999

Au verso de sa lettre-éventail, un poème-dessin à plusieurs mains (à lire aussi à l'horizontale) :

 

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LE TRI TETES-ARRONDIES (Robert Roman)

Mardi 20 avril 1999
non loin du 105 rue de Bâle...


     "LA LAMPE DU ZOO RIAIT PRES
      D'UNE SCULPTURE DE CIGARETTE.
"

ROBERT ROMAN

 *

Le binocle griffu. (Pascal Ulrich)


     "L'aigle-roi dans la lune
     cueille les fleurs de moutarde
     verte et boit avec l'hippopotame
     la bière de l'amour sous la
     lampe du zoo à zèbres."

HUGO

05/06/2018

Pascal Ulrich dessine pour Diérèse

Sur son plan de travail, à sa droite, un numéro de Diérèse, Amitiés partagées, DM

ULRICH  40.jpg

20/05/2018

Une lettre (inédite) de Pascal Ulrich - 1964-2009

Pascal et moi commencions à correspondre, j'avais évoqué le poème "Clown" de Henri Michaux, où le poète pléiadisé post-mortem (libertaire d'esprit, il s'y était toujours opposé de son vivant) se comparaît à un clown "à force d'être nul / et ras / et risible". Un sentiment d'échec lancinant chez Pascal, qui lui pesait, en fait, comme tout un chacun dans la circonstance. En deux pages, cet été 2000 (les 23 et 24 juillet), il résume ce qui lui fait mal et le taraude, en son for. Lisez plutôt :

ULRICH XI e BLOG.png

ULRICH XII e BLOG.png


     23 juillet 2000

     Salut cher Daniel,

     Comprendre l’autre, ça tient de la tentative. À peine peut-on soulever quelques coins du voile au risque de trouver l’insignifiant (et bien sûr ça vaut pour moi aussi). Mais quand on a décidé de vivre, il faut la tenter la tentative (d’approche, d’accostage…) avec le signifiant qu’on voudra bien y mettre et tant que c’est possible dans les sphères de la sincérité.

* * *

     24 juillet

     On me reproche parfois mon manque d’ambition (ça me fatigue comme énormément de choses par ailleurs) mais si j’en avais je risquerais de réussir (et ça c’est un terme de compétiteur (très fatiguant, ça, la compétition).

* * *

     À part ça je suis dans un point d’interrogation.
     À vif ? En fait je suis toujours à vif et c’est pourquoi c’est si difficile parfois. Mais il ne s’agit pas de se plaindre et d’ailleurs auprès de qui ?
     « Clown » de Michaux c’est tout à fait dans l’esprit de tout ça qui précède l’effondrement qui va avec le rebondissement car que faire d’autre sinon rebondir (même dans le néant plein de la musique de Traffic (Winwood, Wood, Capaldi) à l’instant.
      Je vais sans doute (sic) passer quinze jours chez l’ami Robert Roman. Départ mi-août.

     À bientôt !
     Le meilleur pour toi.
     Pascal.