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27/11/2014

Une lettre d'Armand Olivennes (1931-2006) à Robert Roman

Dans mes archives, j'ai retrouvé copie de cette lettre qu'Armand Olivennes, farouche défenseur de la micro & petite édition, poète de son état (il fut aussi psychiatre, frère de Claude Olievenstein, comme quoi l'un n'empêche pas l'autre) a adressé à l'éditeur que vous connaissez mieux à présent, j'ai nommé Robert Roman, qui vient de faire paraître un livre de référence sur "Pascal Ulrich le rêveur lucide", (voir note blog du 20/10).
Livre d'artiste que vous pouvez vous procurer en lui écrivant au : 7 rue des Gardénias, 31100 Toulouse, vous pourrez disposer de cet ouvrage tout en couleur contre la somme de 35 €, port payé (ce qui est bien peu, eu égard aux frais engagés) :

                                                            Le 5 novembre 1995


Cher Robert Roman

    Merci pour votre amical envoi de l'ouvrage que vous avez écrit en collaboration avec Pascal Ulrich : "Commissures".

Les illustrations de Pascal Ulrich ont un expressionnisme "brut", et une verve "nette" qui sont légères, plaisantes, mi-sel, mi-poivre.

Les vôtres ont une visée plus caricaturale. C'est l'univers de la science-fiction américaine rendu plus comique par une dérision plus vaine que cruelle.

Avec les textes c'est l'inverse, la science-fiction montre le bout du nez de la torture chez Pascal Ulrich. Il lui faut le chapeau des fous pour supporter l'appel d'air permanent du siphon, de la pompe aspirante du néant.

Vous, vous maintenez votre rêve, coûte que coûte, avec son désespoir et sa nostalgie, face au nihilisme et à la dislocation.

Félicitations pour cette oeuvre en commun, aussi bien pour les textes que pour les graphismes. En fait, s'il y a une unité dans le binôme, il y a surtout association matérielle.

A titre de réciprocité, ci-joint mes récentes productions disponibles.

                                              Confraternelles amitiés

                                               Armand Olivennes
                             

PASCAL 18.jpg

Dessin inédit de Pascal

 

Robert Roman : "Pascal Ulrich le rêveur lucide", c/o Robert Roman, éditions du Contentieux, 7 rue des Gardénias, 31100 Toulouse, 35 €, port payé. ISBN : 978-29547767-6-7. 21 x 29,4 cm

Faites circuler svp, merci mille fois. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

02/11/2014

Les "malheurs" des immortels

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ULRICH 17 BLOG.jpg

Un dessin qui me fut adressé par Pascal Ulrich, au sommet de son art.

"Quand l'homme se laisse aveugler par les choses
il se commet avec la poussière.", écrivait Shitao.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui s'intéressent aux oeuvres de Pascal de faire passer. Le livre qui vient d'être édité par Robert Roman, aux éditions du Contentieux : Pascal Ulrich, le rêveur lucide (voir note blog du 20/10) contient d'autres peintures de cette période du peintre (contemporaine d'une chute malheureuse, qui provoqua une "sidération nerveuse", depuis le bras jusqu'à la main droite), amicalement, DM

 

20/10/2014

"Pascal Ulrich le rêveur lucide", à l'enseigne des éditions du Contentieux

Le livre attendu sur Pascal Ulrich, le plasticien et poète présenté sur ce blog (vous reporter aux notes correspondantes, dans la catégorie à son nom) est bien sorti, qu'on se le dise ! Il est en vente chez Robert Roman, qui a écrit ce livre - une somme - de 360 pages, avec des reproductions d'oeuvres en quadrichromie,  les deux plus belles laques de sa production sont à découvrir en pages 132 et 133, des témoignages (de Patricia Blanck qui fut sa compagne, de Bruno Sourdin, Laurent Boyer, Bruno Toméra, Paul Sanda, Daniel Martinez, etc...), des lettres ou extraits de lettres, avec ses fameuses enveloppes peintes (qui en firent un "mail artiste" de tout premier plan).

Vie et oeuvre mêlées, indissolublement, pour le meilleur et pour le pire, Robert Roman retrace avec célérité le parcours hors norme de celui qui, écorché vif, sut faire de sa vie une aventure, jusqu'au bout. Envers et contre tout. Bien des déconvenues, sur ce parcours semé d'embûches, une vraie course aux obstacles parfois, lorsque rejeté par sa propre famille il décide de tracer sa propre voie, lâché ensuite par certains de ses "amis" qui firent les sourds du jour au lendemain... mais sans jamais perdre pour autant son humour caustique : "De quelle nécessité parlons-nous ? / De quelle liberté ? / de quels univers étranges ?..." ("Patchwork 1999-2000", décembre 2000), sous l'horloge cosmique.

Pascal aurait certes refusé que lui soit collée l'étiquette de "poète, aussi bien et surtout d'artiste maudit", bien que. Par rejet de toutes les étiquettes, à visée humanitaire ou pas. Mais encore, dans le commun des jours, des positions bien tranchées sur les "facilités" de la vie moderne : il ne se servait que très peu du téléphone, ne disposait pas de CD, d'ordinateur ou de télévision (témoignage de la famille Dhoury, page 319). Dans l'attente de la "brise à délivrances" après "la gélatine / du siècle numéro 20". "Les muses meurent en disant l'avenir", écrivait Mandelstam. Le sien devait s'achever brutalement le 1e mars 2009. Ita est.

 

Robert Roman : "Pascal Ulrich le rêveur lucide", c/o Robert Roman, 7 rue des Gardénias, 31100 Toulouse, 35 €. ISBN : 978-29547767-6-7. 21 x 29,4 cm
Faites passer, je vous prie, cet livre a été composé aux frais de Robert Roman, sans aides ni subsides aucunes. Ce qui est tout à son honneur.** DM