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22/11/2016

Un collage de Vincent Courtois

COURTOIS 2.jpg

11:27 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2016

José Pierre nous parle de l'artiste surréaliste Mimi Parent (1924-2005)

yadwigha rediviva - elle est retrouvée, la dame aux beaux seins qui, nue sur le canapé rouge au coeur de la jungle, prêtait l'oreille à la musique enchanteresse de l'orphée noir ! sans doute son image est-elle restée dans ce musée de new york, sur la toile fameuse que peignit juste avant sa mort l'humble retraité de plaisance, henri rousseau la magicien. mais yadwigha en personne, celle qui donne au rêve prétexte et nourriture, celle qui apprivoise alentour les merveilles, la voici revenue parmi nous. elle natte parfois ses longs cheveux songeurs mais son regard demeure fixé sur ces choses lointaines qu'elle est seule à entendre tandis que sa main s'avance doucement pour cueillir ou pour caresser... mimi parent - notre yadwigha - règne en maîtresse sur le domaine des lumières rasantes. si heureuse d'entretenir avec l'ombre de coupables rapports, les présences secrètes ne s'y révèlent que par les clartés furtives qui s'accrochent à la saillie d'une griffe, à la nervure d'un regard. aux lueurs d'étain de l'aube ou aux accents cuivrés du crépuscule, entre chien et loup, - entre la lèvre et le baiser - mimi parent déploie d'invisibles antennes. à l'heure où s'engourdissent les sens communs, l'acuité de son regard et de son ouïe n'ignore rien de ce qui, fuyant les duretés du jour, va connaître une intense existence éphémère, la naissance du jour, la tombée de la nuit, moments entre tous favorables aux enchanteurs ! alors se relâchent les mailles de la vigilance obtuse, alors la peur ou la surprise se dressent sur les chemins. alors, du geste simple mais efficace du mage, mimi parent crée autour de deux cerises un fantôme charmant et durable. elle est retrouvée, la dame aux beaux seins qui, nue sur le canapé rouge...


                                                                                                           José Pierre

07/10/2016

"La Maison bleue", d'Euclide Da Costa Ferreira (1902-1984)

 

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La Maison bleue, Euclide Da Costa Ferreira
Dives sur Mer

Oiseau qui me donnes le seul bien qui vaille

quand par la campagne miroitent les lignes de l'étang

sous le secret vernis de l'air devenues les tesselles

et le calque du gel plus loin une écume de sable blanc

avec le brouillard qui va l’ouvrir coquillage dont les valves

à l’ombre du mur droit écoutent venir le bruit des feuilles

qui reprennent leurs esprits selon la fantaisie du jour

la lenteur des rides que la même lumière dore

logées dans l’empreinte de tes doigts ils modèlent

le monde jusqu’à sa perfection ils sont la trace

des premiers pas de l’homme et des tout derniers

coiffés d’azur doigts déliés délicats qui sculptez

l’ivoire lisse de tes seins chantant très doux

jamais onde n’en a porté de semblables

j’en ai fait mon refuge mon nid, Oiseau qui me donnes...

                                                                Daniel Martinez

13:50 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)