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13/03/2018

Le peintre Kubo Shunman (1757-1820)

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Automne

Mes yeux qui voient le dessin s'accomplir, les couleurs paraître dans ce qui reste de monde et de la pureté des lignes imaginées: on observe le silence, qui parle bien plus que l'ombre noire des orages passés, on se tient en réserve du temps qui use les arcades sourcilières, l'arête du nez, le visage en son entier, les muscles doucement, insensiblement. Et qui parle de souvenirs ?, il n'en est point d'autres que fondus dans cet espace privé de dimensions, créé par sa main, en me projetant moi-même au-devant de mon corps dans l'acte conscient de la vision, non sans peine il est vrai. Daniel Martinez 13.3.18

10:41 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

14/02/2018

Pablo Picasso (1881-1973)

"Il y a des peintres qui transforment le soleil en une tache jaune, mais il y en a d'autres qui, grâce à leur intelligence, transforment une tache jaune en soleil."
J'ai trouvé cette définition des plus pertinentes : tout ce qui fait la différence entre les peintres à la demande et les autres, ceux qui crèvent l'écran & se moquent de tous les compartimentages officiels, comme des modes du moment. Le Beau s'impose de lui-même. Amitiés partagées, Daniel Martinez

14:28 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

09/02/2018

Georges de La Tour (1593-1652)

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Saint Jérôme lisant une lettre, Georges de La Tour

Le Saint Jérôme se trouvait depuis les années 1920 dans le Palais de la Trinidad, actuellement siège de l'Institut Cervantès, dans la capitale espagnole. La précieuse toile était identifiée au patrimoine national comme le simple Portrait d'un cardinal. Jusqu'à ce que le directeur de l'Institut, persuadé qu'il était en présence d'une œuvre de Georges de La Tour (au regard des jeux de lumière sur une main, de la chevelure, de l'angle d'inclinaison de la tête...) confie la toile anonyme au Musée du Prado, comme une œuvre authentique du peintre français ; elle y est à présent exposée.

Pour Gabriele Finaldi, "La Tour est un saint Graal du monde de l'art". Le peintre lorrain, fils d'un boulanger, grandit près des rougeoiements du fournil paternel, d'où viennent peut-être sa fascination et sa connaissance des jeux de la lumière sur les carnations et des contre-jours. Il fut très célèbre de son vivant, pour rapidement tomber dans l'oubli après sa mort. Ses œuvres vont être pour la plupart attribuées à d'autres. Il faudra attendre le début du vingtième siècle pour assister à sa "résurrection" et reconnaître peu à peu sa patte dans les ombres et lumières de ses toiles.

Reconstituée grâce à des toiles signées, l’œuvre du maître compte environ soixante-quinze pièces, dont trente-cinq reconnues avec certitude. Elles représentent des sujets religieux et des scènes de genre, à l'exclusion des tableaux mythologiques, des portraits et des dessins.

Autre découverte récente pour le moins intéressante, une œuvre tardive de l'artiste : Saint-Jean Baptiste dans le désert (1651) vendue par Sotheby's à Monaco en 1993, tableau découvert à la suite d'un héritage, mis en vente à l'époque pour la coquette somme de 25 millions de francs. Il s'agit d'une scène "nocturne", plus appréciée que les "diurnes" (en raison de leur poésie mystérieuse). Cette toile de La Tour a été acquise par le musée de Vic-sur-Seille (ville natale du peintre). A voir.

10:00 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)