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18/01/2015

L'Exposition universelle "Milan 2015"

   En 2015, Milan accueillera l'Exposition universelle sur le thème de la nourriture, ou comment nourrir la planète dans le futur. Milan 2015 recevra 147 pays. "C'est la première fois qu'une Exposition universelle a un thème", se félicite Pietro Galli, directeur général de l'événement.

"L'objectif de l'Exposition n'est pas d'apporter des réponses ou des solutions, mais de provoquer le débat. Sur la malnutrition, la sécurité alimentaire, la disparition de certaines espèces, l'appauvrissement des ressources..." Les organisateurs ne veulent pas pour autant d'un événement anxiogène. "Les pays sont libres de développer le thème qu'ils veulent, ajoute Pietro Galli. La nourriture est un besoin et un plaisir, c'est là toute la richesse du thème. La façon de manger est l'un des rares traits culturels qui définit vraiment les gens."

"... Cela devrait permettre d'avoir un véritable débat sur un sujet primordial pour l'avenir de l'humanité. La planète ne pourra pas nourrir les 9 milliards d'humains qui l'habiteront en 2050. D'ici là, il faut trouver des solutions. Si une Exposition universelle ne sert pas à ça, elle ne sert à rien."

                                                                                            Benjamin Chapon

Epilogue : l'après 11 janvier 2015

Dans le Monde des livres du 16/1, quelques écrivains pressentis ont donné leur vision des attentats des 7, 8 et 9 janvier. On y remarque entre autres l'intervention d'Ismail Kadaré, qui touche au vif du sujet, alors qu'un JMG Le Clézio reste en-deçà de ce que l'on pouvait attendre de lui (pour les lecteurs curieux, à signaler l'article fameux qu'écrivit Cornelius Castoriadis : "Haine de soi, haine de l'autre", paru il y a quelques années certes dans les colonnes du Monde, mais qui reste d'actualité).
A présent, voici un extrait de ce qu'a écrit
Ismail Kadaré suite aux manifestations du 11 janvier :

... Il est vrai que l'on considère l'Europe comme le continent qui a, plus que tous les autres, profité de la planète. Mais en même temps, c'est aussi le continent qui lui a donné plus que tous les autres. Ce dont l'Europe a fait don appartient à une sphère unique, supérieure pourrait-on dire, celle des valeurs spirituelles : la philosophie, l'art, la littérature, la démocratie et la liberté d'expression, pour laquelle elle vient d'être frappée.

A la différence des richesses matérielles, des forêts, du pétrole, des banques, dont chaque pays jouit (profite) pour lui seul,  les valeurs spirituelles obéissent à d'autres lois. Aucun peuple ne les crée pour lui seul. Au contraire, il les offre naturellement aux autres. Ainsi l'Europe a-t-elle créé Dante, Shakespeare, Beethoven - et on pourrait dire Paris aussi -, pour elle et pour le monde entier.

C'est cette évidence qui est réapparue soudain, comme à la lumière de la foudre : la reconnaissance planétaire envers l'Europe, le continent frappé. Mais aussi le message que l'Europe reste chère (précieuse) à toute l'humanité. C'est pourquoi elle a non seulement le droit mais aussi le devoir de se protéger. Pour elle-même et pour tous les autres.

                                                                                   Ismail Kadaré

16/01/2015

Poèmes à Gaëlle XI

XI

La vie comme cette "source de soie"
où plongeait le poète rêvant l'image reine
tu l'es ma douce enfant dans mes yeux au levant
et j'entends se défaire à mesure
l'îlot brumeux sous des rayons de gloire

quand l'oiseau-Dieu passe
de la crique de sable rouge
à l'immense roue multicolore
son intarissable durée
en est si vivement saisie

que j'avance à grands traits
dans ce qui n'a pas de nom
les gardénias sont en fleur
tes lèvres une aurore où se posent
les remous de la dernière lune

me parlent du Hasard
s'il en est un j'écoute
et repasse avec toi la Grande Porte de verre
jusqu'aux palais d'autrefois
nos crédules fantaisies

dessinent des fresques bouddhiques
sur les murs ouverts aux quatre vents
à nos pieds plonge le bassin respire l'eau du fleuve
jusqu'à l'arête du toit elle s'étire resplendit
ce fut l'hiver souvient-en

Le printemps revenu nous narre ses vertiges
une gaze infinie réinvente
les lignes parfaites de l'horizon rieur
tant de métamorphoses sonnent à mon oreille
en toutes mon bon-heur

                                                      Daniel Martinez

 

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Encre noire sur Canson, DM

09:40 Publié dans Eden | Lien permanent | Commentaires (0)