241158

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/05/2016

Diérèse 68 - en préparation : Pascale Alejandra

L’ ŒIL ET L’ INSTANT

 

La vie hypothétique


          Une partie de moi est restée là-bas
          Je n’emprunterai plus le chemin
          Même pour goûter le raisin miraculeux


          Loin des foules
          Je trouvais
          Le silence des rues


          La nuit impose ses secrets
          Ses doutes
          Ce n’est plus ton visage
          Qui se détache si sûrement
          Le plafond fait des bruits
          Maison seule vivante
          L’éveil découvre les nuages

                               Pascale Alejandra


. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

23/05/2016

Diérèse 68 - en préparation : Gérard Engelbach

LA GRÂCE

 

     Pas de gravier sur nos allées,

     Pas de sourdine au tintamarre,

     Un parfum d’assignats berce les banques.

 

     Pourtant, pourtant

     Le Val Noble

     Saute à pieds joints sur le soleil.

 

                                    Gérard Engelbach

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

22/05/2016

Les auteurs et illustrateurs de "Diérèse" opus 68

Diérèse 68 paraîtra en octobre prochain, après un été plutôt chargé pour votre serviteur, mais qu'à cela ne tienne ! Je commencerai par une voix unique, j'ai nommé Patrice Dimpre, un poète que vous avez pu découvrir dans le numéro 67, et que ne risque pas de subventionner le CNL, c'est tout à son honneur. Lisez plutôt :

Le Voyage du Monarque


Il n’est pas toujours bon d’oublier.
Déjà les événements de sa vie personnelle.
On a oublié un premier mariage.
On se marie une seconde fois, comme si c’était la première.
Le premier enterrement d’un proche, un second l’efface.
Ensuite les grands événements de l’Histoire.
Une seconde fin du monde arrive, on avait oublié la première.
On ne s’est pas méfié.

                                   * * *

L’autoportrait de nuit, avec un phare dans la figure, ce pourrait être un accident.
C’est une œuvre.
Pas une œuvre exposée, une œuvre explosée.
Je tiens à perdre la face sous mon vrai visage.

                                   * * *

Oui, c’est ma flotte qui brûle, ce sont mes vaisseaux.
Et je suis moi-même à la mer, tout mouillé.
Tenant à la main, dans un sac étanche, l'eau bleue de mes larmes.
Pour quand mes yeux seront secs à nouveau.

                                   * * *

                                                                  Patrice Dimpre

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .