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16/10/2016

La préparation du numéro 69 de "Diérèse"

Lalla Romano (1906-2001) sera présente in Diérèse 69

 

Soltanto con te, straniero,
posso parlare nella mia lingua.
Poiché anche tu vieni di lontano :
e il nome della terra l'abbiamo scordato.

Nonè necessario, come credono i più,
dire parole meravigliose ;
anche le più semplici e usuali
sono parole d'amore,
nel dialetto nativo.

* * *

C’est seulement avec toi, étranger,
que je peux parler dans ma langue.
Car toi aussi tu viens de loin :
et le nom du pays nous l’avons oublié.

Il n’est pas nécessaire, comme le croit la plupart,
de dire des paroles merveilleuses ;
même les plus simples et les plus usuelles
sont des paroles d’amour,
dans le dialecte natal.

                        traduction de Raymond Farina

09/10/2016

Diérèse 69 en préparation

Merci pour vos messages d'amitié qui ont accompagné la sortie du numéro 68 de Diérèse. Je retiens ces vers, de Pascale Flavigny :

  A Daniel Martinez,
                             Une légère diérèse ouvre la pierre
                             Elle ralentit la coulure du miel
                             Elle pose en équilibre l’assiette
                             Instable diérèse, papillon de papier.

C'est le fruit d'un long travail, et bien naturellement, tout se bâtit pas à pas, jour après jour. Non, je ne pars pas "à la pêche" selon l'expression consacrée, entre chaque livraison, mais les auteur(e)s viennent à moi, et je dis plus souvent "non" que "oui" car il ne faut jamais se laisser aller à la facilité.

En fait, il convient toujours d'avoir un numéro d'avance, et c'est à partir de ce matériau que je travaille, au mieux. Je vais donc vous annoncer au fil de l'eau les principaux participants à la soixante-neuvième diérèse. Je commencerai aujourd'hui par Gérard Le Gouic, qui m'a envoyé des extraits de son Journal (pour répondre à celui de Pierre Bergounioux, Diérèse 68, pages 210 à 228). En voici les premières lignes :

Journal de mai (2016)

                                               à Pierre Bergounioux


     Pardon de Notre-Dame de Kergornet, à deux pas du Bossulan de Xavier Grall, et trois de Kermadeoua.
     La cérémonie a commencé par une procession au départ de la fontaine en contrebas. Du champ voisin, des génisses suivaient les participants. L'une ponctuait d'un meuglement chacune des prières. Dieu devait entendre mieux la sienne que celle des hommes.
     J'ai rencontré plusieurs personnes de connaissance, dont les Puget, elle ancienne conservatrice du musée de Pont-Aven, le peintre Katell Le Goarnig et son mari Michel, Anne-Marie et Louis Le Guen qui préside l'association des amis de la chapelle. J'ai eu l'impression qu'on accordait ici quelque intérêt au poète : "J'ai vu votre photo dans le journal". A la chapelle Saint-Maurice du Moustoir, l'intérêt va au propriétaire du manoir. Entre les deux lieux de culte il y a au moins cinq kilomètres. (Dimanche 1er mai 2016)

°°°°°

     J'ai écrit à Yves Coppens, aux bons soins de son éditrice Odile Jacob. Ai joint deux photocopies de photos de Lucie prises à Fort-Lamy quand Coppens y résidait aussi. Et une plume rouge de Georges, cela facilite, en général, les premiers rapports.

                                                                         Gérard Le Gouic

°°°°°

Je reviendrai à vous pour Diérèse 69 le 16 octobre