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27/10/2016

La préparation du numéro 69 de Diérèse

Daniel Abel, interviewé par Bruno Sourdin, sera présent in Diérèse opus 69

Entretien avec Bruno Sourdin

Daniel Abel s’est lié d’amitié avec André Breton en 1958. Depuis ce jour, il est resté fidèle à l’idée surréaliste. Pour lui, sans l’ombre d’un doute, l’amour fou est la grande clé. Avec l’imagination, qu’il faut sans cesse renouveler, et la liberté, qui est toujours à reconquérir. Un demi-siècle après la mort de l’auteur de L’Amour fou et d’Arcane 17, il est de ceux qui s’évertuent, obstinément, à réconcilier le rêve et la réalité et à promouvoir une libération totale de l’esprit humain.

L’été, à Saint-Cirq-Lapopie, il aimait trouver, dans le village de Breton, un paradis possible, à l’abri de « toutes les misères du monde ». Daniel Abel est un poète fidèle.

Un poète fidèle et un plasticien à l’esprit sans cesse en alerte... Bruno Sourdin

La préparation du numéro 69 de Diérèse

Monique Saint-Julia sera présente in Diérèse opus 69

 

Clarté d'un autre monde, enneigement à m'enfoncer jusqu'aux genoux, prés, chemins, alpages blancs, collines assorties, flocons devenant voix qui me parlent, enserrent les moindres bruits. J'approche ce flou mouvant qui déborde, n'ayant d'yeux que pour ce décor, éprouvant une joie à sentir, à me désaltérer, m'enivrer de cette opacité blanche qui laisse entendre comme un effleurement très lent d'ailes de chauve-souris.
Neige attendue toujours comme une première fois, avec le même émerveillement que celui des enfants.

26/10/2016

La préparation du numéro 69 de Diérèse

Jeanne Cressanges sera présente in Diérèse opus 69

La QUESTION

D’un chat l’autre…

     Dans ma rue, les façades austères des maisons cachent des jardins. Dans les jardins, des oiseaux et des chats. J’en connais bien trois : un blanc, dédaigneux allant son train de sénateur, un gris toujours pressé qui vous file entre les jambes, un beige qui, selon les jours, vous ignore, préoccupé par ses affaires ou vient à votre rencontre, mine tendre et qui en ronronnant tourne autour de vos chevilles pour vous empêcher d’avancer, avide de caresses. C’est mon préféré. Un jour d’été, il m’a accompagnée jusqu’à la lourde – de plus en plus lourde au fil des ans ! - porte de l’immeuble 1920 où je loge sous les toits, a pénétré dans le hall, monté l’escalier avec moi, visité l’appartement d’une patte curieuse, s’est posé sur le carrelage de la cuisine me faisant les yeux doux...

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