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31/12/2015

Venise, en majesté

VENISE BLOG.jpg

photographie de Muriel Carminati

 

A vous toutes et à vous tous qui comme moi aimez la Vie et la Poésie, mes meilleurs voeux pour cette année 2016. Avec, pour le plaisir des yeux, cette vue de Venise au crépuscule, quand font silence les éléments et qu'il ne reste que cette infime Lumière par quoi tout a commencé, ce bleu sans fin dans nos veines : viens, nous danserons, pour ces grands empires de sables sur lesquels l'Humanité s'est bâtie, pas à pas, jour après jour. Love, forever... En amitié, Daniel Martinez

27/12/2015

Lettres à Gaëlle XXVI

XXVI


Dans les parcelles du temps des saisons et des heures
elle en pare tout entière sa langue perdurant là
depuis l'arrière de la gorge jusqu'au glissement de la voix
avec l'édifice des voiles un monde en mouvement


Vrai temps constellé mes formes d'air mes chemins
de nuages dessus le hêtre rouge somnambule des toits
je réapprends à vivre la ville est un ciel
où nous progressons absolus, toi comme feu respirant


moi libre sous ta main fine traçant ses rimes
tutoyant les luisants fusains dans le creuset des jours
que boit le sable de l'allée l'arc de tes lèvres
du même souffle apaisé 


A très petits flocons paraissent
les blés hauts des deux côtés de la route vicinale
cherchant issue lorsque la terre précise s'incline
sur une mer de buissons, une parure à traîne
qu'invente la toile du poème


Et le mot sans relâche qui me brûle
se devine au-delà des pensées
dans cette enclave ce Jardin surpris
dont on a gardé le désir le souvenir l'image
d'une éternité paisible gravée dans l'embrasure


                                                  Daniel Martinez

19:36 Publié dans Eden | Lien permanent | Commentaires (0)

Un poème de Jean Rousselot

ROUSSELOT 20.jpg

 

 
   A notre actif                                                                          

 

          Quelques bourgeons en guise de préface
          Et l'on mourra tout son soûl
          Tandis que Dieu (sic) bouchera en douce
          Ses trous de mémoire
          Avec des pelletées d'étoiles


          On aura auparavant
          Changé de place le rhododendron
          Qui s'ennuyait au fond du jardin
          Prêté une âme à quelques amouillantes
          En espérant qu'elles sauraient mugir à temps
          Attendu d'improbables trains
          Au bord des rails envahis par la folle avoine
          Mangé faute de mieux la sorbe des oiseaux
          Surveillé le lait sur le gaz
          Appris le jargon des pierres
          Recollé patiemment les éclats de notre être
          Après chaque chute en son gouffre

 

          Bref on n'aura pas rien fait
          Avant d'être défait.


                             Jean Rousselot

                                            à Daniel Martinez