241158

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/10/2020

"Transition pourrait être langue", de Marie de Quatrebarbes, peintures de Michel Braun, éditions Les Deux-Siciles, juillet 2013 (15 €)

Il y a derrière chaque livre publié une histoire ; un élément déclencheur, ce fut en tout premier lieu la publication par l'auteure de quelques poèmes dans Diérèse, qui demandaient une suite, pris qu'ils étaient dans le cours de leur avancée.
... Ici et là, une agilité de la langue, zébrée de subtiles indécisions comme autant d'aveux venus affleurer, déniant la page. A la mesure et au canevas des mots, ponctués par l'horloge légère de l'être.
Un livre imprimé à Bayeux, en offset, à 400 exemplaires :

          "Pointes des idées, comme gouttes
           cette griserie si vivante
           dont on ne dira rien, qu'elle est
                                                     intarissable"

Dans ce qui pourrait être une postface, appelée ici "Incursion", Caroline Sagot Duvauroux souligne :
"Quelque chose plane. Une idée ? mais c'est comme l'onde. Ça n'aborde pas. Ça plane."
Des têtes de série sont toujours disponibles, entées d'une peinture originale de Michel Braun (des ajouts picturaux du plasticien sur la couverture). Un beau travail d'édition.

TRANSITION XYZ.jpg

14/10/2020

"Les poètes électriques", de Jacques Coly aux éditions Les Deux-Siciles, 17,50 € (port compris)

COUV BLOG COLY.jpg


Electric Ladyland, 2002, encre de Jacques Coly

 

Un livre de 218 pages, orchestré par Jacques Coly est paru en décembre 2015, aux éditions Les Deux-Siciles. Le lecteur y trouvera réunis dans ces pages les Poètes électriques, dans la première anthologie de la poésie Beat en version française. Un travail inédit en la matière, il va sans dire. Mathieu Messagier (des pages de son Journal ont été publiées dans Diérèse) appartient à ce mouvement.

Superbe préface-poème du poète Zéno Bianu. Nombreuses illustrations et clichés inédits...
Un extrait de la page 58 :

          Les Cycles d’aubépine


          Cils au coq d’une vie
          Yeux étranglés
          A la prière des refuges
          Les fraises funèbres s’accroupissent
          Sous l’exil de l’épée
          L’angélus de faïence odorante
          Enjambe
          L’âme retournée de chaque reflet…


Jean-Jacques Faussot

11/10/2020

"L'Esthétique de Roger Caillois", Jacques Lucchesi, juillet 2001, collection Essais, 60 exemplaires, 7,62 €

Imprimé à deux pas de la sylve bellifontaine, c'est le deuxième volume de la collection Essais des éditions Les Deux-Siciles. Pour vous en ce jour, la première de couverture de ce livre, le portrait de Roger Caillois par Pacôme Yerma et un extrait choisi :

LUCCHESI CAILLOIS.png

portrait$20caillois.$20j.$20lucchesi.$203..jpg

A différents niveaux, la question de la beauté ne cesse de préoccuper l'humanité. Pour peu que l'on s'y penche, on est étonné par le nombre de nos actions dont elle est le mobile plus ou moins avoué. Ce sentiment et cette exigence sont sans doute consubstantiels à notre espèce mais lui appartiennent-ils en exclusivité ? Caillois, en naturaliste visionnaire, répond par la négative. Dans son souci affirmé d'établir des ponts entre les différents règnes, il cherche et trouve chez les animaux des actions n'obéissant pas à des conduites utilitaires, qui traduisent des élans non seulement ludiques mais aussi esthétiques. Comme il l'écrit dans "Une erreur de Lamarck" (Obliques) : "Rapprocher des phénomènes que tout conduit à estimer incompatibles démontre une témérité à la fois fourvoyée et stimulante. J'estime quant à moi qu'il convient d'en accepter le péril et la chance." Si Caillois penche fréquemment du côté de la science, c'est à toutes fins de délectation. Mais, nous le savons, pour admirer il a besoin de comprendre.


Jacques Lucchesi