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10/05/2019

"Carnet d'Orphée et autres poèmes", de Thierry Metz, éd. Les Deux-Siciles, octobre 2011

Le fameux Carnet d'Orphée, préfacé par Isabelle Lévesque, écrit par Thierry Metz sur un agenda, en souvenir de la mort de son fils Vincent, mort en 1988, écrasé par un chauffard alors qu'il traversait la nationale 113, sous les yeux du père qui se sent responsable, et perd ses repères jusqu'à précipiter sa fin. "L'Orphée de tous ces instants, en recherche, en quête... qui n'a peut-être plus envie de se retourner. L'ayant devant lui, le visage qui s'efface."
Suivent des poèmes de Thierry Metz extraits des revues "Résurrection" et "Le Moule à gaufres".
Recueil important pour la compréhension de l’œuvre du poète Thierry Metz. L'imprimeur contacté alors, sans forcer son talent (il était proche de la retraite, grand bien lui fasse) a réalisé un assez bon travail. L'exemplaire ordinaire en vente à 12 € chez son éditeur. Quelques exemplaires à grandes marges sur Arches, encore disponibles...

 

Carnet d'Orphée.png

09/05/2019

"Un peu de ciel ou de matin" d'Isabelle Lévesque, éd. Les Deux-Siciles, mai 2013

Après acceptation du manuscrit, pour l'élaboration du livre à venir d'Isabelle Lévesque : Un peu de ciel ou de matin, contact est pris avec le plasticien et poète Jean-Gilles Badaire, dans un premier temps. Déplacement a été effectué auprès d'un éditeur de province, qui a réalisé un excellent travail, à l'ancienne, une équipe motivée, soucieuse de satisfaire le client. J'étais sur place au moment du tirage, quelques planches ont été retirées, pour rester fidèle aux couleurs initiales. Imprimé en offset sur Olin Regular Cream 150 g., à 400 exemplaires (16 €).
L'auteure a depuis obtenu le Prix Ivan Goll 2018 pour Voltige (éd. L'herbe qui tremble).

Jean-Gilles B.jpg

 

 

 

1e Couv Un peu de ciel.jpg


                 Depuis ce jour la nuit ploie nos rêves
                 le sursaut trouve sa flamme.
                 Point n'est matin, point n'est besoin
                 de l'ombre.
                 Elle a gagné


                 un autre territoire.


Isabelle Lévesque

08/05/2019

"Hazel", de Bruno Sourdin, éd. Les Deux-Siciles

SCANN SOURDIN.jpgBruno Sourdin, Hazel, avec 4 collages de l’auteur, juillet 2005, éditions Les Deux-Siciles, c/o Daniel Martinez, 8 avenue Hoche, 77330 Ozoir-la-Ferrière, prix : 10 €, hors frais de port.

 

Si l’Inde demeure une énigme pour nous, Occidentaux, alors on peut dire du recueil de poèmes de notre confrère Bruno Sourdin, intitulé Hazel, qu’il nous en donne parfaitement la mesure. Avec l’auteur, on s’aventure dans le labyrinthe de Madras, Pondichéry ou Bombay en compagnie de personnages mystérieux ou à la rencontre de silhouettes entrevues à contre-jour au bord d’un fleuve, ou, plus souvent, dans l’épaisseur de la nuit.

Mais Bruno Sourdin n’a pas écrit un road-movie, même s’il nous rappelle, au passage, tout ce qui le rattache à la Beat generation, à ses auteurs et à ses artistes (n’a-t-il pas consacré un livre à Claude Pélieu, créateur de collages ?)."Pèlerins errants et compagnons de route, et tous mes frères de la tribu des soleils". C’est ainsi qu’il nous les désigne au cœur de son recueil.

Si le livre de Bruno Sourdin nous interpelle, c’est qu’il invite à sonder le mystère du monde sensible. Que l’on soit à Madras, à Brocéliande ou dans la gare de Rennes. C’est, aussi, parce qu’il prend ses distances, à la manière des poètes de la Beat, avec toutes les turpitudes de notre époque. "Aujourd’hui, tout le monde se tait / Les jours radotent / La télé beugle".

Ainsi peut-on s’approcher de l’Inde avec lui, comme le fit en d’autres temps Herman Hesse, cité en exergue du recueil. Dans son livre Siddharta (1992), inspiré par l’Inde, le célèbre écrivain germano-suisse jetait un pont entre les cultures et cherchait un point de convergence pour les hommes. Bruno Sourdin révèle qu’il est aussi, dans la soumission au temps qui passe, à la recherche d’un ailleurs possible."Garde ta mélancolie à jamais / Laisse le bon temps rouler". Il termine même son recueil par une forme de haïku, au ton réjouissant. "Ah, la nuit sans sommeil / avec mon sac à dos, quel bonheur / Sur la route de Pondichéry".

Pierre Tanguy