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11/04/2018

Origine de l'expression : "Un lit de roses"

     "Au prix du mal que le pauvre homme avait,
      Gens que l'on pend sont sur des lits de roses", écrit La Fontaine.

Cette expression a une origine tragique et non plaisante comme on pourrait le croire. Guatimozin, empereur du Mexique, avait succédé à son oncle et beau-père en 1520. Il entreprit de secouer le joug des Espagnols et réussit à chasser Cortez de Mexico. Mais, vaincu à son tour, il fut fait prisonnier. 

Fernand Cortez le soupçonnait d'avoir fait jeter dans le lac de Mexico les trésors fabuleux des Aztèques et lui en demanda l'emplacement. Guatimozin refusa de répondre. L'Espagnol le fit alors enduire d'une couche d'huile et le fit coucher sur des charbons ardents. Le premier ministre subissait à ses côtés le même supplice, mais ne manifestait pas un stoïcisme aussi ferme. Alors Guatimozin, voyant les regards suppliants de son ministre, lui dit : "Et moi, suis-je sur un lit de roses ?"

Cortez, honteux de sa cruauté, fit cesser le martyre des deux hommes. Mais, quelques jours plus tard, sous prétexte que l'empereur avait tenté de s'enfuir, il le fit pendre. Guatimozin avait vingt-cinq ans, ce fut le dernier empereur indien du Mexique.

09/04/2018

Thomas de Wouters

 

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On est loin, ici, des présences simples à la merci d'un seul sens. A dire tout à fait précisément les choses, le sentiment de l'existence du monde chasse l'ombre de ceux qui le veulent réduire à la peur de l'autre quand il ne leur donnerait pas la réplique attendue. Des cris d'oiseaux rayent le ciel : il en est sur terre qui continûment voudraient les jeter bas. Le murmure des draps qu'agitent les vents au-dessus des champs, une femme qui passe "avec des airs de nonchalance", surgie de la bande-son d'un théâtre filmé, et s'apprête à disparaître... la mémoire ainsi se donne, avec les tisons du petit jour, là où commence le corps, là où le cœur danse, pour dire le souffle dans la gorge, qui nous anime jusqu'au mot de la fin. Daniel Martinez

11:20 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

06/04/2018

Diérèse 70 sous le regard de Marie-Christine Masset

Diérèse 70, Poésie & Littérature, printemps-é2017

 

Ce numéro s’ouvre sur une citation de Pierre Dhainaut Les poèmes sont des avancées, ils n’ont de valeur que s’ils nous incitent, auteurs et lecteurs, à poursuivre. Ainsi pourrait-on également dire de cette revue (et des revues de poésie en général).
Après l’éditorial d’Olivier Massé à l’allure de Manifeste : oui, il y a quelque chose à dire parce que le monde ne le dit pas, ou pas assez, ou pas comme il faut, Poésie du Monde nous entraîne au cœur de la poésie de l’Amazonie Péruvienne. Par son article et le choix des poèmes, Philippe Monneveux dresse le panorama de cette poésie qui peut se définir comme une synthèse originale des mythes et de la magie de l’univers amazonien, de l’histoire de la région (…) et d’une sensibilité écologique exacerbée. On peut citer, entre autres, Perez Vílchez Vela Pourquoi personne n’a construit ici un lieu/tranquille où il vaudrait la peine venir/se gratter comme une poule ? / et Ana Varela Tofur C’est le héron qui guide le clan humain et annonce les pluies/.
S’ensuit Cahier 1, six poètes sont présents dont Maurice Couquiaud Il faudrait baguer le cœur de tout poète et Daniel Martinez Mots-chansons d’un bonheur à prendre/où qu’il soit. Cahier 2 donne à lire neuf poètes. Dans Cahier 3, se lit avec beaucoup d’intérêt un échange entre Daniel Abel et Bruno Sourdin. Le poète évoque sa relation toute d’amitié avec Elisa et André Breton. La valeur littéraire de l’entretien est manifeste tant les informations sont riches et le propos approfondi Breton c’est le parti de la vie. Daumal celui de l’esprit.
La partie Récits accueille cinq auteurs. C’est avec un grand plaisir qu’on retrouve dans Libres Propos, la rubrique d’ Etienne Ruhaud Le Tombeau des Poètes. C’est à la division 49 (Alain Jouffroy) et 64 (Georges Melliès) qu’il se consacre. Les détails du parcours des artistes sont donnés avec précision, sans oublier cette pointe de truculence propre à Ruhaud.
Bonnes Feuilles offre de multiples et denses recensions. À ajouter que six artistes se partagent l’iconographie de ce numéro, les encres de Jean-Claude Pirotte ponctuent la qualité de l’ensemble.

 

Marie-Christine Masset (revue Phoenix n°28)

 

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