241158

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/11/2020

"Pièces à conviction" sur France 3, à 21h05 le 18 novembre 2020

Bonjour à toutes et à tous,

je crois intéressant que vous suiviez l'émission susdite, ce soir sur France 3, si elle n'est pas déprogrammée. Ceci, pour vous faire une idée de la qualité des "soins" prodigués aux plus vulnérables d'entre nous, les personnes âgées en Ehpad, lors du premier confinement. Le décret du 29 mars 2020 est toujours en vigueur.
Tout en sachant que les réserves émises par le personnel soignant qui a témoigné pour cette émission (même à visage flouté, car encore identifiable) ne le met pas à l'abri de sanctions. A suivre donc.

Dans la droite logique de ce que je souhaitais que vous preniez conscience, de cette instrumentalisation du corps humain, "bon pour la casse" quand il ne répond plus aux a priori sociétaux quant à son utilité future, cette "zone grise" dont je vous entretenais dans mon Journal du premier confinement, une plainte a été déposée jeudi 19 novembre à Versailles par les enfants d'un couple d'octogénaires morts dans un hôpital des Yvelines où ils avaient été hospitalisés à cause du Covid-19. Les enfants dénoncent la mise en place non concertée et injustifiée d'un protocole de soins palliatifs accusé d'avoir tué leurs parents, selon leur avocate. Cette plainte pour "administration de substance nuisible" et "homicide involontaire" a été déposée jeudi au parquet de Versailles, a précisé Maître Fanny Vial.

Amitiés partagées, Daniel Martinez

17/11/2020

"Récit d'une simple saison", de Yves Peyré, Mercure de France, janvier 1995, 192 p., 130 FF

PAR TEMPS DE PIERRES


Plissement, ploiement des pierres
et du silence,
le jour sous le bras
et bientôt
pendu dans le vent qui claque,
un mouvement
ininterrompu de reprise,
l'ordre
aigu de la brisure,
la lumière
perce la nuit, la réduit à rien,
pépites
ordinaires du songe.


Roulement
et la vague qui m'emporte
dans la chaleur
soufflée en excroissance rocheuse
des ammonites,
le lagon palpite comme un creux
de chair
céleste qui tanguerait depuis toujours,
il s'abat
vivement et se rétracte.


La terre en proie aux aveux,
elle expire
des mots ou des espèces,
elle anime
la droiture de ses arbres,
elle tord,
elle rince, elle martyrise
comme la dernière
des lavandières qui crache
rudement
dans ses mains.


L'enfant qui va hurlant de dépit,
celui, le même,
qui en silence écoute craquer
les terres
et rêve avec patience au réveil
des grands sauriens
enfouis là dans les entrailles
vivantes
de qui les a jadis bercés.


Je tends le jour comme une peau,
elle s'offre
au regard qui succombe,
la vie reprend vite,
elle monte
déjà sur la tige trémière oscillant
doucement
dans le vent qui susurre mille promesses.


Yves Peyré

11:00 Publié dans Auteurs | Lien permanent | Commentaires (0)

15/11/2020

"Ce lointain de silence", de Jean-Louis Bernard, éditions Encres Vives, octobre 2018, 6,10 €

Sourire en sursis
pour l'amante de porcelaine
clouée
à la barque d'errance

 

sœur du loup
et de la ronce

 

nue et lente
teinte son sang
d'une neige archaïque
pour l'ardente pâleur
des vestales

 

choie le jour
de son désir
de nuit serti

 

cicatrice du temps
sur son épaule
arabesque ou balafre

 

chemin en filigrane


Jean-Louis Bernard


Poème fascinant de l'ami Jean-Louis Bernard, avec ses fragments de beauté perçus ici dans le sans-voix statufié d'un désir retenu dans sa cosse, avec à l'oreille les pas légers d'une femme qui s'éloigne dans la nuit où ce qui passe luit, image de l'image nichée au cœur du langage : dame Poésie. DM

21:04 Publié dans Auteurs | Lien permanent | Commentaires (0)