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26/06/2017

"L'été en tankas", de Muriel Carminati

Vous qui rêvez, face aux grandes chaleurs contre lesquelles nous ne pouvons pas grand-chose, de goûter à d'autres fruits que ceux que nous offre le paysage politique actuel, voici ce que nous propose Muriel, poète de son état, à paraître dans le prochain Diérèse :

Salade de pieuvre
ou beignets de calamar
ou moules farcies
un régal ! Mais le boucher
lui a hâte de rentrer
 
La mer se tortille
écume tout ce qu’elle peut
la rive placide
attend que la crise passe
la sait-elle épileptique ?
 
Discrets tamaris
dressant vos vertes houppettes
poudrées par l’été
me souvenir de vous pour
attiédir mon sombre hiver

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
 
                           Muriel Carminati

25/06/2017

"Le mannequin de poussière", de Patrice Dimpre

Pour enchaîner, un auteur caustique à souhait, que vous commencez à mieux connaître :

 

"Il avait été vieux longtemps.
Presque toute sa vie, en fait.
Contrairement à beaucoup de gens, qui se croient jeunes.
Tout jeune encore, lui, avait dû abandonner sa jeunesse.
On n’est pas vieux quand on a dix-sept ans.
Mais lui l’était.
Ou il se préparait à l’être."

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                               Patrice Dimpre

24/06/2017

"Laisser dire", de Jacques Ancet

Jacques Ancet, qui a participé au numéro 52/53 de Diérèse (spécial Thierry Metz), revient vers nous avec ce numéro 71 en préparation. Une voix unique dans le paysage éditorial actuel, j'écris cela tel que je le pense. C'est un texte de réflexion qu'il nous propose, lisez/écoutez plutôt cet extrait que vous êtes les premiers à découvrir (après votre serviteur) :   

"La violence est partout, dit la voix. On voit le ciel se couvrir,

Les choses se figer dans leurs contours. On voit la buée des heures

Un instant suspendue. Partout, répète la voix,

La douleur est partout — et le sang. Et comment laisser dire ?"

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Jacques Ancet