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03/12/2015

Ana Luisa Amaral sera présente in Diérèse 67

Traduite par Catherine Dumas, cette poétesse portugaise nous offre notamment un...

SEMBLANT DE NOËL BLANC



Ah ! les noëls de l'enfance
que je ne garde pas en souvenir,
mais en nostalgie
- à travers les souvenirs des
autres, de leurs mélodies : les
noëls de mon enfance


Noëls de l'enfance - mais quelle neige ?
Moi aussi je rêve (et qui ne le ferait ?)
d'un Noël blanc.
Je voudrais de la neige dans mon
noël de nostalgie. Je voudrais
fermer les yeux
et voir à l'intérieur de la neige. Je me
voudrais dans un pays nordique, au moins
dans la nostalgie possible.
Mais le saut dans les symboles
dont est faite la vie :
un raté de saut à cause de la marche
absente...

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                                                                                   Ana Luisa Amaral

01:13 Publié dans Diérèse | Lien permanent | Commentaires (0)

Frédéric Chef sera présent in Diérèse 67

Stanbouliotes


l’aventure commence où l’Europe se finit
des gamins plongent au pied de la gare maritime
sur le pont de Galata les pêcheurs d’infini
lancent au ciel leurs lignes tout à côté s’arriment

 

les bateaux qui de Karaköy à Üsküdar
ou vers Kadiköy vont histoire de changer d’air
de continent comme on change de trottoir
dans un flot très futile tantôt pétrolifère...


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                                                                           Frédéric Chef   

00:48 Publié dans Diérèse | Lien permanent | Commentaires (0)

Richard Rognet sera présent in Diérèse 67

49

Je ne crois plus aux vergers embaumés, aux chemins qui me séduisaient, aux instants qui fleurissent à la surface des gestes souvent imperceptibles, je ne crois plus à l’être parallèle à moi qui crut gagner les élévations du songe, pénétrer les enchaînements subtils de la vie, je ne crois plus en ces pays qui cherchaient des rivages où voir clairement leurs frontières, je ne crois plus en ces promesses qui soulageaient mon cœur, rassuraient mon âme inquiète et offraient mon corps aux exigeantes caresses de tous les êtres échappés de moi.
Alors je dis qu’il sera toujours temps de poursuivre d’autres artifices, de supplier des refuges inutiles, d’accabler l’univers de plaintes, de se morfondre sur ce qu’on est, qu’on eût voulu être, qu’on ne sait pas qu’on fut et, qu’en fin de compte, on craint de restituer à la magicienne, à la rusée qui recommence à prendre forces dans le doux logis que forme la jambe coupée d’Arthur.

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                                                                                                 Richard Rognet

00:35 Publié dans Diérèse | Lien permanent | Commentaires (0)