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12/03/2015

Charles de la Fosse (1636-1716) exposé au château de Versailles

Charles de la Fosse était un peintre royal, injustement oublié, disciple de Charles Le Brun et ami d'Antoine Watteau. Maestro du pinceau sous le règne de Louis XIV, Charles de la Fosse est à l'honneur d'une exposition dans l'appartement de Madame de Maintenon, au château de Versailles. Le choix de ce site est une évidence.

Grande figure du colorisme et de l'Académie des arts, La Fosse sublima l'époque du Roi-Soleil par ses embellissements de palais et d'hôtels particuliers des membres prestigieux de la cour royale, qui voyaient en lui "le meilleur décorateur de son temps". Les visiteurs admireront à cette occasion le superbe plafond d'Apollon, situé dans le château, en plus des quatre-vingt dessins et peintures qui laissent transparaître le goût de La Fosse pour le style vénitien.

Charles de la Fosse, le triomphe de la couleur, jusqu'au 24 mai, château de Versailles (Yvelines).

14:50 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

La coupe en or de Pascal Ulrich (chant deuxième)

Cette oeuvre de Pascal, datée précisément du 8 avril 1997 ( 24 x 17 cm) laisse librement paraître ce que les chemins du hasard ouvrent comme perspectives dans la sphère mentale, mise à nu. De simples guillemets délimitent les yeux comme le regard emprunte à l'encre de la seiche le vieux remède d'Hippocrate contre les passions hystériques ; orange, la cavité de la bouche annonce le fruit du même nom, désiré.
Le peintre tranche : c'est Printemps qui toque au carreau, le vert omnirégnant, la chevelure coraline perd un peu de son éclat sous les premiers cheveux blancs qui mangent la matière grise, mais rien du rêve qui affleure :
Cola Pesce, le célèbre plongeur sicilien, s'enfonce sous le regard de l'artiste, dans les tourbillons et les rochers acérés qui entourent Charybde afin de repêcher la coupe en or que Frédéric, roi de Sicile, avait volontairement jetée dans cette mer. Au retour à la surface, il y a ce subit envahissement de la lumière. Là, dans le temps disparu, deux mains écumeuses lissent l'espace abstrait. DM

 

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10/03/2015

Des oeuvres inédites de Pascal Ulrich

Pour la sortie du "Journal en noir" dont je vous ai parlé, j'ai plaisir à vous donner à voir des oeuvres du talentueux plasticien que fut Pascal Ulrich, nullement préoccupé par la (res)semblance, le vrai si vous préférez, mais, un peu à la manière d'un Artaud ou d'un Michaux, par l'écho que suscite le portrait dans l'oeil interne, par ce "tremblement en transparence" pour reprendre les termes d'un Giorgio Caproni.
Oeuvre de jeunesse (31 x 24 cm), on peut la rattacher à l'Art brut. Fauves, les couleurs laissent filtrer certaine transparence du fond, comme si l'enveloppe charnelle ne faisait que se dessiner sur l'espace environnant, lui conférant par là-même une certaine évanescence. La tête décentrée, pour marquer possiblement l'écart (avec le monde et ses puissances mortifères). Il y a de la sphinge aussi sous ce visage peint, un auto-portrait ?, certes pas...
Car le Sphinx est celui qui pose les questions : et le passage ouvert dans la partie gauche du tableau n'est possible que si la réponse du voyageur est correcte, sinon la dévoration suit. C'est ce péril que Pascal porte ici en scène, sans souci de l'allure ni du beau académique ; on sait que la société a fini par le dévorer, jusqu'aux entrailles. L'espace est restreint, l'homme est face à lui-même, dans sa solitude foncière face à l'Epreuve. La grande épreuve de la vie. DM

 

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Du signe sur la pierre
à la main de rosée
là où glissent les vents
et les graines ailées
clés pour le silence
tout contre qui
porte le vide
à toi de nommer l'abeille
et les confins de l'être

DM