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08/06/2016

Paulette Dumont : "Et in Arcadia ego"

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Paulette Dumont, gouache sur Canson

 

Les manguiers qui tendaient leurs bras à Gauguin (au titre de L'Offrande, où l'une des vahinés donne le sein au nourrisson quémandeur) désignent l'immédiate relation de l'homme à l'éternité, à l'instant des murmures : il vente des semblants de fond de mers, nos pas traversent l'eau creuse, des filets lourds, à la procession nombreuse.
Gloire du poème, dans l'entrelacs lumineux, où depuis séjourne ce qui nous point. Drapé de brise et de corail, est-ce déjà l'été ?, quand la glaise emprunte ton visage devenu mien. Et tu danses, ma belle, et tu danses sur des vagues aux parfums de chèvrefeuille... Les varechs tourmentés ont déchiré le môle, les sept mers de mon enfance resurgissent, j'ai posé sur ton ventre des rameaux de mimosas en fleur et couché sur la feuille blanche ces paroles de Nerval : "La muse est entrée dans mon cœur comme une déesse aux paroles dorées".


                                                                          Daniel Martinez

18:21 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)

04/06/2016

L'avant-pays, d'après Séverine Rosset

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Quand le monde est-il dormant ?
Jamais. Jamais les choses ne s'absentent, c'est l'œil qui se ferme. Jamais elles ne s'éveillent, c'est la paupière qui se lève.
Ou nous ne savons pas ?
Nous ne savons pas qui rêve quoi, quelles traces subsistent entre phosphènes et reconstitutions du réel. Œil clos, œil clos nous voyons : un monde oui, dont les chemins s'imbriquent aux circonvolutions cérébrales, celui à l'envers, celui d'où l'on vient. Jamais vu et ineffaçable à jamais. L'avant-pays. Celui en gestation.
Quel monde d'antique mémoire œil clos rêvons-nous ou quelle mémoire du monde rêve là en nous ?
Ô clarté. Que tes lumières soient.

                                                                     Séverine Rosset

12:28 Publié dans Arts, Auteurs | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2016

La coupole de San Lorenzo (à Turin)

Le chef-d'oeuvre de Camillo-Guarino Guarini (1624-1683)

Guarini, moine, mathématicien, professeur de littérature et de philosophie mais aussi dramaturge, a réalisé ici son chef-d'oeuvre, entre 1668 et 1680 : les huit nervures partant de la base de la coupole soutiennent la lanterne et elles ont permis d'ouvrir huit fenêtres pentagonales et huit autres ovales (qui paraissent circulaires vues d'en bas). L'agencement des nervures distribue les fenêtres en groupes de trois et de cinq. Rappelons que dans la géométrie sacrée le huitième jour (octavo dies), ou le dernier, renvoie au paradis. DM

 

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20:43 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0)