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10/05/2016

Léon-Paul Fargue opus 2

Retour à ce poète dont Rainer-Maria Rilke disait : "Pourquoi Fargue, qui est un de nos plus grands poètes, se soucie-t-il aussi peu de se laisser connaître ? Sa discrétion est telle que, même quand ses poèmes se présentent, il faut les lui prendre dans les mains." En avril 1896, la revue le Mercure de France publie la presque totalité des textes qui allaient constituer le recueil "Pour la musique. Poëmes", plaquette qui ne fut distribuée en librairie qu'en 1914.

La version originale (la véritable) porte la date du 1er février 1914, parue aux éditions de la Nouvelle Revue Française, c'est un petit in-4 broché qui comptait 28 pages. Elle a été imprimée à 100 exemplaires sur vergé d'Arches. Las, il manquait deux vers au poème "Intérieur", c'en était de trop pour l'auteur qui détruisit la presque intégralité de ce premier tirage. Le second tirage, toujours de 100 exemplaires sur Arches, a paru le 1er mars 1914. Ni le premier (et pour cause !, bien qu'on en trouvât encore un exemplaire en l'an 2000 à la librairie Nicaise, à Paris) ni le second tirage de cette édition ne courent les rues...

Si Fargue devait s'abstenir de prendre part à la fondation de La Nouvelle Revue Française, il s'empressa d'y collaborer, tant et si bien que son recueil de "Poèmes" (1912) fut l'une des premières publications de la nouvelle maison d'édition qui fut adjointe à la revue par Gaston Gallimard. En ces temps-là naissait, en 1923, la revue Commerce, dirigée par Fargue, Valéry et Larbaud, ainsi va...

07/07/2015

"Les treize empereurs", de Christophe Manon, premier titre des éditions Les Deux Siciles

A mettre en parallèle avec le premier titre des éditions Les Deux-Siciles, Les treize empereurs, qui traite des luttes intestines entre souverains incas : un livre de Christophe Manon illustré par Pacôme Yerma
   . une exposition qui se tient actuellement au musée du Quai-Branly à Paris jusqu'au 20 septembre, Paris 7e : L'Inca et le conquistador. Cette exposition retrace la rencontre tumultueuse entre les conquistadors et le peuple inca. Dans les années 1520, les aventuriers du souverain espagnol Charles Quint sillonnent la côte pacifique de l'Amérique du Sud.

L'explorateur Francisco Pizarro découvre alors l'empire de Tawantinsuyu. Dirigé par le souverain Atahualpa, l'Etat inca est en proie à des luttes fratricides qu'exploiteront les Espagnols. Cet affrontement transformera à jamais le continent américain.

Le récit de cette époque de conquêtes se décline en un dialogue entre les deux cultures. Une foule de portraits, d'objets et d'installations digitales répartis en quatre sections dans le musée évoquent une épopée qui enrichira des empires et anéantira des civilisations.

16:29 Publié dans Editions | Lien permanent | Commentaires (0)

03/12/2014

La petite édition

Suite à "L'éloge de la petite édition" (notes blog des 25 & 26/XI ) certains visiteurs me signalent qu'il conviendrait de ne pas trop encenser, a contrario, les pratiques de la petite édition. J'en conviens bien volontiers, et les exemples abondent. Il me souvient par exemple d'une simple demande d'envoi de textes adressé à une petite maison du Finistère qui m'avait pour solde de tout compte répondu (et sans même avoir eu en mains quelque manuscrit que ce soit) qu'"au-delà de 6 mois sans réponse, je devais considérer que le manuscrit ne pouvait être retenu", avec ou sans timbre poste pour la réponse. Vous imaginez bien que rien ne leur a été expédié. Le serpent se mord la queue, naturellement (voir le cas de Houellebecq qui objectivement n'avait finalement aucun intérêt à contacter - hormis les éditions Maurice Nadeau, mais encore fallait-il y penser ! une petite structure, ce qui ne l'a pas empêché de le faire, pour tâter le terrain, dans un premier temps).
Ma conclusion est tout simplement que des éditeurs intègres comme ont pu l'être Guy-Lévis Mano ou Marc Barbezat, etc... ne sont pas légion (donc qu'il s'agit d'abord d'un problème d'intégrité, touchant à la personne - et non pas à la structure). A tout à l'heure, DM

00:38 Publié dans Editions | Lien permanent | Commentaires (0)