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23/02/2019

Sur la ligne d'horizon : Diérèse 76

Si j'ai en tête le contenu du numéro de Diérèse opus 76 ? Bien entendu, je vous en ai déjà révélé une partie en dernière page du 75. Vous en dire plus ? Nous reviendrons sur Thierry Metz, sous un angle jamais exploré jusqu'à ce jour (chut !, secret rédactionnel). Mais encore ? Vous pourrez lire des traductions inédites de la poète espagnole Teresa Soto ; inédites aussi, celles des poèmes de Maria Luise Weissmann, à ma connaissance jamais traduite à ce jour en français : il s'agit d'une poète dont l’œuvre (mince) est assez connue en Allemagne, d'inspiration expressionniste et très marquée par Rilke et Trakl. Vous en demandez plus ?, soit. Un article bien senti de Christophe Schaeffer, intitulé "Sur le pas de tir", qui débute ainsi : "La culture du mal-être continue sa récolte, bien plus qu'une culture, elle est aujourd'hui une production philosophique et poétique de masse. Dans la mouvance de l'écriture du désastre, le mal-être semble s'emparer des mots eux-mêmes et du sens d'exister qui se dérobe sous la plume de la plupart des poètes contemporains servis par des critiques et éditeurs, eux-mêmes, au bord du gouffre..." J'aime !, et m'arrête là. Amitiés partagées, Daniel Martinez

22:13 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0)

Tu Long -(1542-1605) et "la ressemblance universelle des choses"

Les 304 pages du futur numéro de Diérèse à présent sous presse, je me suis replongé dans un livre à la couverture vert tilleul, celui du mandarin Tu Long, histoire de me reposer les yeux après tant d'écran et en extrais pour vous ces deux vers, d'une poésie qui me parle :

Les feuilles d'un érable devant le logis diffusent une ombre qui purifie la cour.

Le chant d'un oiseau auprès de l'oreiller réveille le soleil qui rougit la fenêtre.

Tout en simplicité, n'est-ce pas. Ces correspondances inédites entre les choses et les êtres sont le propre de tout poème authentique. Qui me font revenir à Michel Foucault, à ces propos extraits des Mots et les choses, placés en exergue du dernier livre d'Anne Dujin, L'ombre des heures (éd. L'herbe qui tremble, janvier 2019) :

"le poète est celui qui (...) retrouve les parentés enfouies des choses, leurs similitudes dispersées. Sous les signes établis et malgré eux, il entend un autre discours, plus profond, qui rappelle le temps où les mots scintillaient dans la ressemblance universelle des choses." Michel Foucault

19:16 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0)

10/02/2019

10 Février 2019

Pas trop adepte des "Siestes littéraires" (!), comme il se dit chez les institutionnels, tant qu'à faire j'opterais pour les "Siestes crapuleuses" qui permettent à tout le moins au corps d'exulter ("un esprit sain dans un corps sain"), mais bien plutôt pour votre dimanche mes très chers, vous qui m'accompagnez dans mes écrits, mon aventure, voici le premier des huit poèmes écrits hier en après-midi, de mon dernier livre pauvre (les feuillets découpés font : 5,5 x 50 cm, à la verticale) :


Mais sans
la nacre
de l'Infini
intercepté
piqué
sur un fond
de terre brûlée
de passions mêlées
sous les gris
indécis
de la campagne
dis-moi
pourquoi se trahit-on
pourquoi
tant de ferveur
gaspillée
tandis que l’œil lui
continue
de tisser
l'Air et le Labyrinthe
Icare et Dédale
dans le corps du jour
une passante
Salomé
belle ombre
étrangère
glisse la foudre
d'un corsage
qui s'ouvre
sur le grain
de la peau
un peu
de ton histoire
se donne


Daniel Martinez

13:06 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0)