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05/02/2015

Les auteurs de Diérèse 64

Il va sans dire, je n'ai pas cité tous les auteurs participant à ce futur numéro de la revue ! J'y reviendrai bien sûr, mais ne pourrai pas parler de toutes et tous in extenso, malgré toute ma bonne volonté.

La maquette n'est pas encore finalisée, bien que tous ceux à qui j'ai envoyé des épreuves m'aient rendu leur copie (façon de parler). Je vous entretiendrai aussi des plasticiens invités...

L'aube, claire, lustrale ; le ciel dégagé laisse librement les pensées se défaire. Et nous ne saurons pas qui embrasse qui, de l'aube ou du poète. Le petit bassin où les nénuphars hibernent, saisi par les froids hivernaux, capte les moindres rayons solaires. La nature est en attente, elle connaît les cycles et saisons et ne se laisse prendre qu'un temps à ces semaines de repos contraint.

Ce tantôt, je vous parlerai un peu de la civilisation maya. Que ce jeudi vous soit faste. A bientôt, DM

08:46 Publié dans Diérèse | Lien permanent | Commentaires (0)

02/02/2015

La poète danoise Pia Tafdrup sera présente in Diérèse 64

Un extrait de Les chevaux de Tarkovski

        ... La force de la langue -

        Eurydice chante.

        Un je ne sais quoi dans l’être du cheval  

        le fait apparaître.

        Une ombre luit,

        à présent il EST ici. C’est tout.

                                          Pia Tafdrup

                               
      trad Janine et Karl Poulsen

BLOG STAND.jpg

Dessin sur papier Japon, Daniel Martinez

01/02/2015

Eric Barbier sera présent in Diérèse 64

Une fleur (pourquoi l’hiver n’éveille-t-il qu’elle dans ce fouillis de camélias ?) que le froid semble méduser et ainsi elle restera vive dans ce gel sauvage, vive et muette dans le même temps, comme l’orbe de ce pays immense souvenu dans le regard de l’homme déjà visité par un patient abattement. 

Je me perds dans une gorgée d’eau née du dégel des branches d’un cèdre immense, eau recueillie dans le creux aveugle d’un bassin improvisé de graviers. A hauteur d’homme, le tumulte éteint d’une fête d’incroyants, partage essentiel de la voix très basse du mystère.

Le matin froisse la raison, matin dénudé par un ébat de merles affairés à grappiller des baies sous la grisaille chancelante du ciel. Soleil blasphémé par nos impostures indifférentes, un présent d’une si pâle occupation que le souvenir s’y confond avec la mémoire.

                                                                                                Eric Barbier