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02/05/2015

La Maison de Poésie de Saint-Quentin en Yvelines...

 Une bien triste nouvelle que m'apprend Roland Nadaus, qui a créé  la Maison de la Poésie de St-Quentin-en-Yvelines, il y a 14 ans de cela : la nouvelle majorité de la ville a demandé sa fermeture.
Culture et poésie font-elles bon ménage avec les idéologues et stratèges de ces temps-ci ?, fort éloignés de l'esprit de Diérèse. J'en doute fort. Plus que jamais, il est permis de s'inquiéter...

Je joins une lettre d'Alain Jouffroy, qui venait de lire Mille milliards de collages, un livre de Bruno Sourdin cosignés par Mary Beach et Claude Pélieu ; livre épuisé que je n'ai pu rééditer faute de moyens :

 

JOUFFROY 3.jpg

                                                                                              9 août 2002

Cher Daniel Martinez,

       Oui, merci, pour ce deuxième ex. de votre beau livre sur les collages de Claude Pélieu et de Mary Beach, intéressant à voir autant qu'à lire, ce qui est rare

       Je vous remercie de votre proposition de collaborer à Diérèse, beau titre ambigu (séparation-union simultanées). Mais j'aimerais en recevoir un exemplaire, pour voir de quelle manière je pourrais m'y insérer, pour y opérer ma propre "diérèse". Extrême éloignement et extrême proximité doivent en effet se conjuguer plus fortement que jamais

       Merci à l'avance ! Et bien cordialement à vous

                                                        Alain Jouffroy

P. S. : Je fais aussi des collages, mais également des assemblages, et ce que j'appelle des "posages", dont quelques-uns sont reproduits dans mon livre, assez récent : Ode à André Breton, publié aux éditions Aldébaran. Directeur Laurent Campagnolle, 8 rue Bernard Gaubert, 22700 Gaubert (Tél : 02 32 45 05 59).

* *

Alain Jouffroy est à rattacher aux lecteurs/auteurs de Diérèse qui ont parfaitement compris la signification du titre même. Figurez-vous que j'ai été invité à une présentation de la revue où il m'a été demandé si j'affectionnais les alexandrins... (bref), tandis qu'entre diérèse et synérèse, mon coeur balance - sachant que ce dont je suis exclu où ce dont souverainement je m'exclue peut devenir pierres de gué pour déjouer les faux-semblants, il en est tant... DM

06/04/2015

Deux lettres à "Diérèse" pour accompagner le Printemps

Tout d'abord, celle de Paulette Dumont, qui a dessiné plusieurs fois pour la revue :

OISEAU.jpg

 

DUMONT.jpg

Puis celle de Jean L'Anselme, en mémoire :

L'ANSELME.jpg

13:01 Publié dans Diérèse | Lien permanent | Commentaires (0)

08/03/2015

Le nouveau Diérèse

Bonjour à toutes et à tous,

Pressé de questions quant à la parution du nouveau Diérèse, je vous informe sans plus tarder qu'il sortira si tout va bien dans les derniers jours de mars 2015. Voici ce que j'ai demandé à l'imprimeur : 278 pages en noir et 10 pages en quadri recto/verso sur Olin regular extra blanc 90 g. Couverture quadri recto sur carte 1 face 280 g, avec pelliculage brillant recto. C'est ce que ne disent jamais les revuistes, mais je trouve intéressant que le lecteur sache. Un peu comme, pour en revenir à Antonio Lobo Antunes que vous avez pu lire tout récemment sur le blog (et toutes proportions gardées naturellement) : soulever le capot, pour voir de plus près de quoi se compose le moteur ! Ou, en plus poétique, s'en remettre à un luthier qui nous expliquerait la façon dont il dispose l'âme du violon au plus juste pour lui faire rendre les sonorités les plus exquises. En somme : le matériel n'exclut pas le spirituel...

Vous le savez, il est plus facile d'écrire que d'éditer. Sous l'oeil du temps, ceux qui écrivent (dans le meilleur des cas) demeurent, passent la rampe des siècles ; les éditeurs, eux, disparaissent peu ou prou derrière ceux qu'ils ont promu. Ecrire : se dénouer, se dénuer (au sens de dénuement), se rejoindre aussi. A l'inverse du monde qui, lui, produit à l'emporte-pièce des dés-axés, ce qui n'a rien de particulièrement rassurant. Pour se défausser comme on dit au jeu, ou pour noyer en passant le poisson, évoquerait-on la faillite des intellectuels gaulois ?... autant parler du virtuel ! (fin de parenthèse).

... Qui se souvient que le premier Faust de Goethe, en sus de l'oeuvre (alors traduite par Albert Stapfer, quand elle le sera, plus tard, par Nerval) est d'une telle beauté grâce à l'éditeur Charles Motte qui demande en 1826 à Delacroix de lui "sacrifier quelques instants pour arranger une affaire diabolique avec Faust" ? Et qu'importe si Delacroix fit de Méphistophélès le héros de l'oeuvre, quand l'écrivain y voyait plutôt Faust ? Car la morale de l'histoire est bien, toutes affaires cessantes, de ne jamais vendre son âme au diable.
 Pour en savoir plus, reportez-vous à la belle édition réalisée par Diane de Selliers, 20 rue d'Anjou, 75008 Paris, parue en mars 2011 : Faust illustré par Eugène Delacroix et traduit par Gérard de Nerval.

Bon dimanche, avec mes amitiés, DM

12:39 Publié dans Diérèse | Lien permanent | Commentaires (0)